Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-26NC01700
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-26NC01700 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler l’arrêté du 15 juillet 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office à l’expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an.
Par un jugement n° 2506102 du 24 juin 2026, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 23 juillet 2026, M. B..., représenté par Me Galland, demande à la cour :
1°) d’annuler l’article 2 de ce jugement du 24 juin 2026 ;
2°) d’annuler l’arrêté du 15 juillet 2025 ;
3°) d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le même délai et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 500 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, en cas de rejet de la demande d’aide juridictionnelle, à lui-même en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement est entaché d’erreur de fait ;
- la décision de refus de séjour est entachée d’erreur manifeste d’appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 20 août 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Nancy a désigné M. Barteaux, président‑assesseur, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant arménien, est entré sur le territoire français selon ses déclarations en décembre 2019. Le 7 octobre 2024, il a sollicité la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que l’admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par un arrêté du 15 juillet 2025, le préfet du Bas‑Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office à l’expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an. M. B... fait appel du jugement du 24 juin 2026 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande tendant à l’annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. Si M. B... soutient que le jugement est entaché d’erreur de fait, un tel moyen qui concerne le bien-fondé du jugement, est sans incidence sur sa régularité.
Sur la légalité de l’arrêté du 15 juillet 2025 :
4. M. B... se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire, de la présence en France de ses parents et de sa scolarisation. Il ressort toutefois des pièces du dossier que si l’intéressé était présent en France depuis plus de cinq à la date de la décision en litige, il ne démontre pas y avoir tissé des liens intenses ou stables en dehors de ses parents qui font également l’objet de mesures d’éloignement par des arrêtés du 15 juillet 2025. Par ailleurs, s’il justifie de sa scolarité en France depuis le 1er septembre 2020, de l’inscription en CAP « réparation des carrosseries » au titre des années 2023-2024 et 2024-2025 ainsi que d’une inscription pour l’année 2025-2026 en « 1er pro carrossier peintre automobile », cette dernière inscription est postérieure à l’arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de refus de séjour est entachée d’erreur manifeste d’appréciation au regard des conséquences sur la situation personnelle de M. B... doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d’appel présentée par M. B... est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter, en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des frais de l’instance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à Me Galland.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 1er octobre 2026.
Le magistrat désigné,
Signé : S. Barteaux
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
A. Betti
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler l’arrêté du 15 juillet 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office à l’expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an.
Par un jugement n° 2506102 du 24 juin 2026, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 23 juillet 2026, M. B..., représenté par Me Galland, demande à la cour :
1°) d’annuler l’article 2 de ce jugement du 24 juin 2026 ;
2°) d’annuler l’arrêté du 15 juillet 2025 ;
3°) d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le même délai et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 500 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, en cas de rejet de la demande d’aide juridictionnelle, à lui-même en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement est entaché d’erreur de fait ;
- la décision de refus de séjour est entachée d’erreur manifeste d’appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 20 août 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Nancy a désigné M. Barteaux, président‑assesseur, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant arménien, est entré sur le territoire français selon ses déclarations en décembre 2019. Le 7 octobre 2024, il a sollicité la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que l’admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par un arrêté du 15 juillet 2025, le préfet du Bas‑Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office à l’expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an. M. B... fait appel du jugement du 24 juin 2026 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande tendant à l’annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. Si M. B... soutient que le jugement est entaché d’erreur de fait, un tel moyen qui concerne le bien-fondé du jugement, est sans incidence sur sa régularité.
Sur la légalité de l’arrêté du 15 juillet 2025 :
4. M. B... se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire, de la présence en France de ses parents et de sa scolarisation. Il ressort toutefois des pièces du dossier que si l’intéressé était présent en France depuis plus de cinq à la date de la décision en litige, il ne démontre pas y avoir tissé des liens intenses ou stables en dehors de ses parents qui font également l’objet de mesures d’éloignement par des arrêtés du 15 juillet 2025. Par ailleurs, s’il justifie de sa scolarité en France depuis le 1er septembre 2020, de l’inscription en CAP « réparation des carrosseries » au titre des années 2023-2024 et 2024-2025 ainsi que d’une inscription pour l’année 2025-2026 en « 1er pro carrossier peintre automobile », cette dernière inscription est postérieure à l’arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de refus de séjour est entachée d’erreur manifeste d’appréciation au regard des conséquences sur la situation personnelle de M. B... doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d’appel présentée par M. B... est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter, en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des frais de l’instance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à Me Galland.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 1er octobre 2026.
Le magistrat désigné,
Signé : S. Barteaux
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
A. Betti
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