Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-26DA01709

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-26DA01709
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantGOEMINNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Lille d’annuler l’arrêté du préfet du Nord du 4 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour en France pendant deux ans.

Par un jugement n° 2601280 du 26 février 2026, la magistrate désignée du tribunal administratif de Lille a annulé l’interdiction de retour en France, enjoint au préfet de mettre fin au signalement de M. A... dans le système d’information Schengen et rejeté le surplus de la demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 7 août 2026, M. A..., représenté par Me Aurélie Goeminne, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement en ce qu’il n’a pas accueilli sa demande ;

2°) d’annuler pour excès de pouvoir l’obligation de quitter le territoire français ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.

Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Douai du 18 juin 2026, l’aide juridictionnelle a été accordée au requérant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que les présidents de formation de jugement des cours peuvent, par ordonnance, rejeter « les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ».



Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. M. A... soutient que l’obligation de quitter le territoire français est entachée d’erreur manifeste d’appréciation et de violation de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

3. Il ressort des pièces du dossier de première instance et d’appel qu’il y a lieu d’écarter ces moyens par adoption des motifs du jugement.

4. Il y a lieu d’ajouter que, lors de son audition le 4 février 2026, M. A... a déclaré n’exercer aucune activité professionnelle et être dépourvu de moyens de subsistance.

5. Il résulte de ce qui précède que tous les moyens ci-dessus invoqués, par voie d’action ou d’exception, doivent être écartés.

6. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que la magistrate désignée du tribunal administratif a rejeté sa demande.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

7. La demande présentée par le requérant et son conseil, partie perdante, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou L. 761-1 du code de justice administrative doit être rejetée.

ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., au ministre de l’intérieur et à Me Aurélie Goeminne.

Copie en sera adressée au préfet du Nord.

Fait à Douai, le 1er octobre 2026



Le président de la 4ème chambre,




Signé :Marc Heinis

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,



Elisabeth Héléniak