LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA00707

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA00707

vendredi 22 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA00707
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantPEYTAVIT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La Polynésie française a déféré comme prévenue d'une contravention de grande voirie la société civile aquacole Arutua Pearl et a demandé au tribunal administratif de la Polynésie française d'une part de condamner cette société à l'amende prévue à cet effet, d'autre part de mettre à sa charge la somme de 15 937 FCFP correspondant aux frais d'établissement du procès-verbal de contravention de grande voirie, et enfin de la condamner à réparer le dommage, soit par l'enlèvement des installations occupant le domaine public et la remise en état des lieux dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 000 FCFP par jour de retard, soit, en cas de carence, en autorisant la Polynésie française à procéder elle-même à la remise en état des lieux, et en condamnant la société civile aquacole Arutua Pearl au paiement de la somme de 1 416 674 FCFP correspondant au coût de la remise en état du domaine public, et à supporter les entiers dépens de procédure.

Par un jugement n° 2200061 du 20 septembre 2022, le tribunal administratif de la Polynésie française a condamné la SCA Arutua Pearl à payer à la Polynésie française une amende de 100 000 FCFP ainsi qu'une somme de 1 416 674 CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine et une somme de 15 937 FCFP correspondant aux frais d'établissement du procès-verbal de contravention de grande voirie.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 18 février 2023 la SCA Arutua Pearl, représentée par

Me Peytavit, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 2200061 du tribunal administratif de la Polynésie française en tant qu'il l'a condamnée à verser à la Polynésie française une somme de 1 416 674 F CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine ;

2°) de juger qu'elle pourra procéder à ses frais à la réparation du dommage, soit l'enlèvement des installations occupant le domaine public et la remise en état des lieux dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent arrêt ;

3°) de laisser à chacune des parties la charges des frais qu'elle aura engagés.

Elle soutient que le tribunal l'a à tort condamnée à verser à la Polynésie française une somme de 1 416 674 F CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine alors qu'elle est en mesure de procéder elle-même à la remise en état du domaine et a d'ailleurs commencé à le faire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2023, la Polynésie française, représentée par son président en exercice, déclare s'en remettre à la sagesse de la Cour.

Elle soutient que la SCA Arutua Pearl a effectivement procédé à la remise en état du domaine public maritime, comme elle le soutient.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 et notamment son article 22 ;

- la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française ;

- le code pénal ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de l'aménagement de la Polynésie française ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- et les conclusions de Mme Degardin, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SCA Arutua Pearl a bénéficié, par arrêté du 23 juin 2016, d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime d'une durée de cinq ans pour y pratiquer l'élevage d'huitres perlières, la superficie concernée par cette autorisation ayant ensuite été modifiée par plusieurs arrêtés intervenus entre 2018 et 2021. Avant que cette autorisation n'arrive à son terme le 1er août 2021, des agents assermentés de la direction des ressources marines de la Polynésie française ont, le 15 avril 2021, constaté l'édification par cette société d'une maison de greffe et d'un ponton sur le domaine public, sans autorisation. Une contravention de grande voie a dès lors été dressée le 20 septembre 2021. La Polynésie française a ensuite déféré devant le tribunal administratif de la Polynésie française la SCA Arutua Pearl comme prévenue d'une contravention de grande voirie et a demandé au tribunal de condamner cette société à l'amende prévue à cet effet, ainsi qu'au versement de la somme de 15 937 FCFP correspondant aux frais d'établissement du procès-verbal de contravention de grande voirie, et à la réparation du dommage, soit en procédant à l'enlèvement des installations occupant le domaine public et à la remise en état des lieux, soit en versant à la collectivité la somme de 1 416 674 FCFP correspondant au coût de cette remise en état. Par jugement du 20 septembre 2022 le tribunal administratif de la Polynésie française a condamné la SCA Arutua Pearl à payer à la Polynésie française une amende de 100 000 FCFP, ainsi qu'une somme de 15 937 FCFP correspondant aux frais d'établissement du procès-verbal de contravention de grande voirie, et une somme de 1 416 674 CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine. La SCA Arutua Pearl relève dès lors appel de ce jugement en tant qu'il l'a condamnée au versement de cette dernière somme.

2. La société civile aquacole Arutua Pearl fait notamment valoir qu'elle était en mesure de procéder elle-même à la remise en état du domaine public. Or il ressort des pièces du dossier, et des écritures de la Polynésie française elle-même, que la société requérante a d'ores et déjà procédé à la complète remise en état du domaine public maritime qu'elle occupait, le procès-verbal de constat du 25 mai 2023 de la direction des ressources marines du ministère du secteur primaire, produit par la Polynésie française indiquant que " l'empiètement de la maison d'exploitation et de greffe et le ponton sur le domaine public maritime ont été retirés ; Il ne reste qu'un portique à bateau (voir planchette photo). La SCA Arutua a donc effectué les travaux nécessaires afin de remettre les lieux en l'état concernant son activité perlicole ". Dans ces conditions la SCA Arutua Pearl est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de la Polynésie française l'a condamnée à verser à la Polynésie française une somme de 1 416 674 F CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la SCA Arutua Pearl est fondée à demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de la Polynésie française du 20 septembre 2022 en tant qu'il l'a condamnée à verser à la Polynésie française une somme de 1 416 674 F CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine public maritime.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

4. La société requérante demandant que soit laissée à chacune des parties la charge des frais qu'elle aura engagés, et la Polynésie française ne présentant pas de conclusions sur ce fondement, il n'y a pas lieu de prononcer de condamnations au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement n° 2200061 du tribunal administratif de la Polynésie française est annulé en tant qu'il a condamné la SCA Arutua Pearl à verser à la Polynésie française une somme de 1 416 674 F CFP au titre des frais nécessaires à la remise en état du domaine public maritime.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la SCA Arutua Pearl et à la Polynésie française.

Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Ivan Luben, président de chambre,

- Mme Marianne Julliard, présidente-assesseure,

- Mme Marie-Isabelle Labetoulle, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.

La rapporteure,

M-I. ALe président,

I. LUBENLa greffière,

N. DAHMANILa République mande et ordonne au Haut-Commissaire de la république en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions