LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA03100

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA03100

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA03100
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantFEUGAS CONSEILS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société HGIL a demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler l'arrêté du

25 janvier 2021 par lequel le maire de Villecresnes a refusé de lui délivrer le permis de construire qu'elle avait sollicité en vue de la réalisation d'un ensemble de bureaux-entrepôts sur la parcelle cadastrée section 75 AT 755 située au chemin des Closeaux, lieudit la Guilloterie, d'enjoindre à la commune de lui délivrer ce permis de construire ou, à défaut, de procéder à une nouvelle instruction de sa demande, et de mettre à la charge de la commune de Villecresnes une somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2102489 du 23 mai 2023 le tribunal administratif de Melun a rejeté cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés respectivement les 13 juillet 2023 et 8 novembre 2023 la société HGIL représentée par Me Nalet, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 2102489 du tribunal administratif de Melun du 23 mai 2023 ;

2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 25 janvier 2021 du maire de Villecresnes portant refus de lui délivrer le permis de construire sollicité ;

3°) d'enjoindre à la commune de Villecresnes, à titre principal, de lui délivrer le permis sollicité ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande initiale ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Villecresnes le versement de la somme de

6 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le jugement attaqué a à tort, et au prix d'une erreur d'appréciation, jugé que l'arrêté contesté du 25 janvier 2021 était purement confirmatif de la précédente décision de refus de permis du 30 juillet 2020 et a fait droit en conséquence à la fin de non-recevoir tirée de ce que la requête était dirigée contre un acte insusceptible de recours alors que l'avis du syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l'Yerres (SYAGE) constituait une circonstance nouvelle ;

- le jugement attaqué est insuffisamment motivé ;

- l'arrêté attaqué ne pouvait se fonder sur les nuisances sonores qu'impliquerait la construction projetée alors que le règlement du PLU ne comporte pas de dispositions encadrant ces nuisances et que le PLU ne mentionne pas de plan de prévention du bruit, et que par ailleurs, le terrain d'assiette du projet n'est pas entouré d'habitations ;

- le motif tiré de l'insuffisance de la desserte est également entaché d'illégalité alors que les voies publiques avoisinantes desservent de grandes surfaces situées à proximité immédiate du projet et sont utilisées tant par des camions citernes que par une ligne d'autobus ;

- le motif tiré du rapport d'échelle du projet avec l'environnement est entaché d'erreur de fait et de droit dès lors que le terrain ne comporte pas de constructions immédiatement avoisinantes, que la hauteur projetée de 9,85 mètres est très en deça des 12 mètres autorisés par l'article UX10 du PLU, que la volumétrie s'insère dans l'environnement des activités économiques avoisinantes, et que le PLU n'a pas entendu réglementer les teintes ;

- le motif relatif au stationnement des vélos est également entaché d'illégalité dès lors que le bâtiment projeté n'est pas principalement à usage de bureaux et n'est donc pas régi par l'article UX12 du règlement du PLU ; par ailleurs, le nombre de 22 places de stationnement pour voitures est conforme aux exigences du PLU ;

- le motif tiré de la méconnaissance des règles d'imperméabilisation des sols est entaché d'illégalité dès lors que le projet a fait l'objet d'un avis favorable du SYAGE.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, la commune de Villecresnes, représentée par Me Jacquez Dubois, conclut au rejet de la requête et à ce que le versement de la somme de 3 000 euros soit mis à la charge de la société HGIL sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la société HGIL ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de Mme Degardin, rapporteure publique,

- et les observations de Me Hurtevent, avocate de la société HGIL, et de Me Jacquez Dubois, avocate de la commune de Villecresnes.

Considérant ce qui suit :

1. La SCI DGIL, propriétaire d'une parcelle cadastrée 75AT 755 située dans la commune de Villecresnes, au lieudit " la guilloterie ", en zone UX du PLU, a déposé une demande de permis de construire tendant à la réalisation sur ladite parcelle d'un ensemble de bureaux et entrepôts. Cette demande a fait l'objet d'un refus par un premier arrêté PC n° 094 075 20 N0015 en date du 30 juillet 2020. La SCI HGIL n'a pas contesté cette décision mais a déposé une seconde demande de permis de construire qui a fait l'objet d'un nouveau refus, par arrêté du 25 janvier 2021. Elle a dès lors saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande tendant à l'annulation de ce second arrêté. Toutefois ce tribunal a rejeté cette demande pour irrecevabilité par un jugement en date du 23 mai 2023 dont la société HGIL relève appel.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Les seules circonstances que le dossier de demande de permis de construire a été complété, lors de la seconde demande de permis de construire présentée par la société HGIL, par un avis du Syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l'Yerres émis le 17 novembre 2020 et que le pétitionnaire a confirmé, dans ce dossier, la présence de trente-neuf arbres sur l'assiette du projet ainsi que la mise en œuvre d'un dispositif de création de stationnement pour vélos, ne constituent pas, dans les circonstances de l'espèce, un changement dans les circonstances de fait de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des droits ou prétentions en litige, alors surtout que ces éléments ne concernent, en tout état de cause, que trois des six motifs de refus exposés dans l'arrêté du 30 juillet 2020 opposant un refus à la première demande de permis de construire de la requérante. Par ailleurs, aucune modification de la règlementation d'urbanisme applicable, susceptible d'avoir une incidence sur les suites à réserver à la demande de la société pétitionnaire, n'est intervenue depuis ce refus de permis de construire

n° 094 075 20 N0015 du 30 juillet 2020, que l'intéressée convient n'avoir pas contesté et qui est ainsi devenu définitif. Dès lors, en l'absence de toute modification dans les circonstances de fait ou dans la réglementation d'urbanisme applicable, la décision du maire de la commune de Villecresnes du 25 janvier 2021, qui a rejeté la seconde demande de permis de construire présentée par la société HGIL, a le caractère d'une décision purement confirmative de la précédente décision de refus de permis de construire du 30 juillet 2020 devenue définitive. La décision en litige du 25 janvier 2021, alors même qu'elle était fondée sur des motifs en partie différents de la précédente, n'a, dès lors, pu avoir pour effet de rouvrir le délai de recours contentieux. Par suite, la demande présentée le

18 mars 2021 par la société HGIL devant le tribunal administratif de Melun, tendant à l'annulation de cette décision du 25 janvier 2021, était tardive et donc irrecevable.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la société HGIL n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, sa requête ne peut qu'être rejetée.

Sur les conclusions à fins d'injonction :

4. Le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de la société HGIL n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par cette société ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

5. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative la cour ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais liés à l'instance. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par la société HGIL doivent être rejetées.

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société HGIL le paiement à la commune de Villecresnes de la somme de 1 500 euros au titre des frais liés à l'instance en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de la société HGIL est rejetée.

Article 2 : la société HGIL versera à la commune de Villecresnes une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société HGIL et à la commune de Villecresnes.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Marianne Julliard, présidente de la formation de jugement,

- Mme Marie-Isabelle Labetoulle, première conseillère,

- Mme Mélanie Palis De Koninck, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2024

La rapporteure,

M-I. BLa présidente,

M. A

Le greffier,

E. MOULINLa République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions