vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE03308 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Carrefour Hypermarchés a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler les deux décisions du 15 juin 2017 par lesquelles le ministre de la transition écologique et solidaire a refusé de lui délivrer les certificats d'économies d'énergie (CEE) demandés au titre des opérations menées par les filiales du groupe Carrefour SA.
Par un jugement n° 1707256 du 8 octobre 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé ces deux décisions et a enjoint au ministre de la transition écologique de réexaminer les demandes correspondantes.
Procédure devant la cour :
Par une requête sommaire enregistrée le 10 décembre 2021 et par un mémoire ampliatif et un mémoire en réplique enregistrés le 14 février 2022 et 9 février 2023, le ministre de la transition écologique demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter les demandes présentées par la société Carrefour Hypermarchés.
Il soutient que :
- le jugement est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en ce qu'il a considéré que la société Carrefour SA avait agi, concernant les décisions litigieuses, en vertu d'un mandat et que le dossier était complet ;
- la société Carrefour Hypermarchés n'a pas introduit les demandes litigieuses en tant que mandataire des filiales du groupe Carrefour SA mais en tant que prestataire de service ;
- par conséquent, elle aurait dû produire dans le dossier de demande le descriptif des actions qu'elle a entrepris pour inciter les filiales à réaliser les travaux d'économies d'énergie ;
- elle aurait dû produire également les conventions de répartition des CEE demandés ;
- elle n'a pas démontré en quoi les opérations d'économies d'énergie menées par les filiales du groupe Carrefour SA n'entraient pas dans le champ de leur activité principale et n'engendraient pas pour elles de recettes directes.
Par des mémoires en défense enregistré le 30 mai 2022 et le 25 avril 2023, la société Carrefour Hypermarchés, représentée par Me Espasa-Mattei, avocate, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de l'Etat au paiement d'une somme de 10 000 euros au titre des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du président de la 2ème chambre du 29 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 avril 2023, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique ;
- le code civil ;
- le décret n° 2006-603 du 23 mai 2006 relatif aux certificats d'économies d'énergie ;
- l'arrêté du 19 juin 2006 définissant les opérations standardisées d'économie d'énergie ;
- l'arrêté du 19 juin 2006 fixant la liste des pièces d'un dossier de demande de certificats d'économies d'énergie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Even,
- les conclusions de Marc Frémont, rapporteur public,
- et les observations de M. A pour la ministre de la transition énergétique et de Me Figerod pour la société Carrefour Hypermarchés.
Une note en délibéré présentée par la société Carrefour Hypermarchés a été enregistrée le 15 décembre 2023.
Une note en délibéré présentée par la ministre de la transition énergétique a été enregistrée le 20 décembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. La société Carrefour Hypermarchés a déposé le 5 juillet 2010 deux dossiers de demandes de certificats d'économie d'énergie portant sur deux opérations référencées BAT-TH-12 et BAT-EQ-11 pour des montants respectifs de 115 321 728 et de 3 788 541 kilowattheures cumulés et actualisés. Ces opérations concernaient des travaux réalisés par la société Carrefour Hypermarchés au sein de ses établissements, ainsi que des travaux réalisés par les sociétés Carcoop France, Continent 2001, GML France, Hyparlo, Perpignan distribution, Sogara France et Riom distribution, l'ensemble de ces sociétés étant des filiales du groupe Carrefour SA. Par un courrier du 31 janvier 2011, le préfet de l'Essonne a rejeté les demandes de certificats d'économie d'énergie de la société Carrefour Hypermarchés au motif que les dossiers étaient incomplets au regard des dispositions de l'arrêté du 19 juin 2006 fixant la liste des pièces d'un dossier de demande de certificats d'économies d'énergie. Par un courrier du 15 mars 2011, la société Carrefour Hypermarchés a introduit un recours gracieux contre ces décisions, qui a été rejeté le 15 avril 2011. Par une requête enregistrée le 7 avril 2011, la société Carrefour Hypermarchés a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler ces décisions. Par un jugement du 4 décembre 2014, le tribunal a rejeté cette demande. Par un arrêt n° 15VE00498 du 2 février 2017, devenu définitif en l'absence de pourvoi, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé ce jugement ainsi que les décisions contestées et a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande.
2. Le ministre de la transition écologique et solidaire a alors délivré, par deux décisions du 15 juin 2017, les certificats d'économies d'énergie correspondant aux travaux réalisés par la société Carrefour Hypermarchés au sein de ses propres magasins pour des montants respectifs de 87 757 248 kWh cumac pour l'opération référencée BAT-TH-12 et 1 581 372 kWh cumac (kilowatts-heures cumulés et actualisés) pour l'opération référencée BAT-EQ-11. En revanche, par deux autres décisions du même jour, il a refusé de délivrer les certificats d'économies d'énergie correspondant aux travaux réalisés, dans leurs magasins, par les autres filiales de la société Carrefour SA. La société Carrefour Hypermarchés a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler ces deux décisions de rejet et d'enjoindre à la ministre de la transition écologique de lui délivrer les certificats d'économies d'énergie demandés. La ministre de la transition écologique fait appel du jugement n° 1707256 du 8 octobre 2021 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a fait droit à cette demande en annulant ces deux décisions et en enjoignant au ministre de la transition écologique de réexaminer les demandes correspondantes.
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. Hormis le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel, non pas d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels les juges de première instance se sont prononcés sur les moyens qui leur étaient soumis, mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative contestée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. La ministre de la transition écologique ne peut donc utilement se prévaloir des erreurs de droit et d'appréciation qu'auraient commises les premiers juges.
Sur la légalité des deux décisions de rejet :
4. Aux termes de l'article 15 de la loi n°2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique dans sa rédaction applicable au litige : " Toute personne visée à l'article 14 ou toute autre personne morale dont l'action, additionnelle par rapport à son activité habituelle, permet la réalisation d'économies d'énergie d'un volume supérieur à un seuil fixé par arrêté du ministre chargé de l'énergie obtient, sur sa demande, en contrepartie, des certificats d'économies d'énergie délivrés par l'Etat ou, pour son compte, par un organisme habilité à cet effet par le ministre chargé de l'énergie. Ce seuil peut être atteint par des personnes morales se regroupant et désignant l'une d'entre elles ou un tiers qui obtient, pour son compte, les certificats d'économies d'énergie correspondants. ". Aux termes de l'article 1er du décret susvisé du 23 mai 2006 : " Peut donner lieu à la délivrance des certificats d'économies d'énergie prévus à l'article 15 de la loi du 13 juillet 2005 susvisée : / - toute action d'une personne physique ou morale mentionnée à l'article 2 du décret du 23 mai 2006 (obligations), permettant de réaliser des économies d'énergie et répondant aux conditions fixées par le présent décret ; / - toute action, ayant le même objet et répondant aux mêmes conditions, réalisée par une personne morale non soumise à une telle obligation, à la condition qu'elle n'entre pas dans le champ de son activité principale au sens du décret du 31 décembre 2002 susvisé et ne lui procure pas de recettes directes ; () ". Aux termes de l'article 5 du même décret : " La demande de certificats d'économies d'énergie est adressée au préfet du département du siège du demandeur (). La demande est accompagnée d'un dossier comportant les pièces dont la liste est arrêtée par le ministre chargé de l'énergie et obligatoirement, lorsque l'action au titre de laquelle des certificats d'économies d'énergie sont demandés pourrait également être invoquée par une ou plusieurs autres personnes à l'appui d'une autre demande, une convention fixant la répartition entre les parties des certificats susceptibles d'être délivrés. () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 19 juin 2006 fixant la liste des pièces d'un dossier de demande de certificat d'économies d'énergie: " La liste des pièces d'un dossier de demande de certificats d'économies d'énergie est la suivante : / () 3. Un descriptif de l'action et pour les personnes autres que celles soumises à obligation ou que les collectivités publiques la démonstration que l'action n'entre pas dans le champ de leur activité principale et qu'elle n'induit pas pour le demandeur de recettes directes ;/ () 7. Dans le cas d'une action susceptible d'être invoquée par plusieurs personnes, copie de la convention conclue entre elles fixant la répartition des certificats et, dans le cas contraire, l'attestation par le demandeur qu'il est seul à pouvoir invoquer l'action. Lorsqu'il existe une convention, chaque personne, partie à la convention, doit fournir les pièces 1 et 2 susvisées. () ".
5. Aux termes de l'article 1984 du code civil : " Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom. Le contrat ne se forme que par l'acceptation du mandataire. ". L'article 1985 du même code dispose que : " Le mandat peut être donné par acte authentique ou par acte sous seing privé, même par lettre. Il peut aussi être donné verbalement, mais la preuve testimoniale n'en est reçue que conformément au titre " Des contrats ou des obligations conventionnelles en général ". L'acceptation du mandat peut n'être que tacite et résulter de l'exécution qui lui a été donnée par le mandataire. ". Enfin, aux termes de l'article 1986 de ce code : " Le mandat est gratuit s'il n'y a convention contraire. ".
6. Il ressort des attestations produites et du tableau détaillant le nombre de certificats d'économie d'énergie (CEE) sollicités par entité que la société Carrefour Hypermarchés s'est vue délivrer par les sociétés Carcoop France, Continent 2001, GML France, Hyparlo, Perpignan distribution, Sogara France et Riom distribution, filiales du groupe Carrefour SA, le pouvoir d'accomplir les démarches administratives en vue d'obtenir les CEE correspondant aux opérations d'économie d'énergie réalisées par ces dernières dans leurs établissements. L'accomplissement de ces démarches s'apparente à une acceptation tacite de la part de la société Carrefour Hypermarchés, qui agissait en dehors de tout lien de subordination. Il ressort également de ces pièces que cette société a agi au nom et pour le compte des filiales de Carrefour SA, la société Carrefour Hypermarchés ayant sollicité les CEE relatifs aux travaux réalisées par les filiales du groupe Carrefour SA non pas en vertu d'un contrat d'entreprise mais en vertu d'un mandat exprès, sans que la cession des CEE à l'issue de leur obtention, prévue contractuellement, n'ait de conséquence sur la qualification juridique de cette convention.
7. Par conséquent, dès lors que la société Carrefour Hypermarchés a agi au nom et pour le compte des sociétés Carcoop France, Continent 2001, GML France, Hyparlo, Perpignan distribution, Sogara France et Riom distribution, qui sollicitaient des CEE au titre des actions qu'elles ont personnellement menées dans leurs établissements, elle n'avait à produire que le descriptif de ces actions et non le descriptif de son action incitative auprès de ces dernières pour que soient réalisés ces travaux d'économie d'énergie. Or, il est constant que le dossier de demande de la société Carrefour Hypermarchés, en tant que mandataire des filiales mentionnées, décrit les actions menées, à savoir les opérations n° BAT-TH-12 et BAT-EQ-11, en se référant à la définition qui en est fait au sein des annexes de l'arrêté du 19 juin 2006 définissant les opérations standardisées d'économies d'énergie. Cette description, par référence, a déjà été admise par les services instructeurs des demandes de certificat d'énergie. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du descriptif des opérations d'économies d'énergie doit être écarté.
8. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
9. En l'espèce, la ministre de la transition écologique sollicite une substitution de motif en faisant valoir que les dossiers de demande de la société Carrefour Hypermarchés auraient dû comporter des conventions de répartition. Toutefois, bien qu'elles aient été portées par la seule société Carrefour Hypermarchés en vertu d'un mandat, les demandes de CEE des filiales de la société Carrefour SA sont indépendantes et ne s'inscrivent pas dans le cadre de travaux d'économies d'énergies réalisés en commun pour atteindre les seuils d'obtention des certificats. Toutes les filiales ont donc sollicité personnellement les CEE correspondant aux actions qu'elles ont menées individuellement dans leurs établissements, ne nécessitant alors aucune convention de répartition. Au demeurant, les attestations produites font état d'une cession des CEE, dans l'hypothèse où ils seraient obtenus, à la seule société Carrefour Hypermarchés, écartant de ce fait tout risque de délivrance de certificats à plusieurs entités pour une opération réalisée par une unique personne. Par suite, la demande de substitution de motif présentée doit être écartée.
10. Enfin, en tant que personnes non soumises à l'obligation d'obtention des CEE, les sociétés filiales se devaient de démontrer que leurs actions n'entraient pas dans le champ de leur activité principale et qu'elles n'induisaient pour elles de recettes directes. Il ressort des annexes de l'arrêté du 19 juin 2006 fixant les opérations standardisées d'économie d'énergie que l'opération BAT-EQ-11 est applicable aux bâtiment tertiaire, et plus précisément aux locaux de commerces existants avec une surface de vente supérieure à 400 m², et que l'opération BAT-TH-12 est applicable au secteur tertiaire de manière générale. Les certificats d'économies d'énergie correspondant à ces opérations ont donc vocation à être délivrés à des sociétés dont l'activité principale est l'exploitation de grandes surfaces de distribution. En outre, si les sociétés exploitant ces grandes surfaces vont nécessairement bénéficier des travaux d'économies d'énergie au niveau financier, les recettes induites ne découleront qu'indirectement de ces opérations, par une baisse des coûts induite par l'économie réalisée. Dès lors, la référence aux opérations standardisées était suffisante pour démontrer que les actions réalisées n'entraient pas dans le champ de l'activité principale des demandeurs et n'induisaient pas pour eux des recettes directes.
11. Il résulte de ce qui précède que la ministre de la transition énergétique n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont fait droit à la demande de la société Carrefour Hypermarchés en annulant les deux décisions du 15 juin 2017 par lesquelles le ministre de la transition écologique et solidaire a refusé de lui délivrer les certificats d'économies d'énergie (CEE) demandés au titre des opérations menées par les filiales du groupe Carrefour SA.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions susvisées, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à la société Carrefour Hypermarchés.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de la ministre de la transition énergétique est rejetée.
Article 2 : L'Etat versera à la société Carrefour Hypermarchés la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la ministre de la transition énergétique et à la société Carrefour Hypermarchés.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Even, président de chambre,
Mme Aventino, première conseillère,
M. Cozic, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
B. EVEN
L'assesseure la plus ancienne,
B. AVENTINO
La greffière,
I. SZYMANSKI
La République mande et ordonne à la ministre de la transition énergétique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
N°21VE03308
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026