vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE03382 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL DRAI ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le préfet de l'Essonne a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler la délibération n° 2020-090 du 14 octobre 2020 par laquelle le conseil municipal d'Etampes a retiré sa délibération du 26 février 2020 par laquelle il avait approuvé le transfert des excédents des budgets annexes d'eau potable et d'assainissement de l'exercice 2019 à la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne.
La communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne est intervenue volontairement à l'instance pour demander l'annulation de cette délibération et à ce qu'il soit enjoint au maire d'Etampes d'exécuter la délibération du conseil municipal du 26 février 2020, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2103064 du 21 octobre 2021, le tribunal administratif de Versailles a admis l'intervention volontaire de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne, a annulé la délibération du conseil municipal d'Etampes n° 2020-090 du 14 octobre 2020 et a rejeté le surplus des conclusions de la commune d'Etampes et de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 19 décembre 2021 et le 6 novembre 2023, la commune d'Etampes, représentée par la SELARL Drai associés, avocat, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter le déféré du préfet de l'Essonne ;
3°) de rejeter les conclusions de la communauté d'agglomération de l'Etampois sud Essonne ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement est irrégulier dès lors qu'il a été rendu en méconnaissance du principe du contradictoire, les premiers juges ayant tenu compte d'éléments et pièces qui ne lui ont pas été préalablement soumis ;
- les conclusions à fin d'annulation présentées par la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne ont été analysées à tort comme constituant des conclusions à fin d'intervention alors qu'il s'agissait de conclusions autonomes en annulation et injonction tardives ;
- les premiers juges ne pouvaient se fonder sur des pièces transmises après clôture de l'instruction le 29 juillet 2021, dès lors il n'était pas justifié de la régularité de l'introduction de sa demande par le préfet ;
- le retrait de la délibération en litige n'est pas régi par les dispositions de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- les délibérations des 26 février et 14 octobre 2020 ne constituent pas des actes individuels créateurs de droit de sorte qu'elle pouvait procéder au retrait ;
- l'intervention de la communauté de l'Etampois Sud Essonne en cause d'appel est irrecevable.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er avril 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la commune ne sont pas fondés.
Par des mémoires en intervention enregistrés les 28 avril et 15 juin 2022, la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne, représentée par Me Nguyen, avocat, demande que la requête soit rejetée et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune d'Etampes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle est recevable à intervenir et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aventino,
- les conclusions de Mr Frémont, rapporteur public,
- et les observations de Me Le Douarin pour la commune d'Etampes.
Considérant ce qui suit :
1. Le conseil municipal de la commune d'Etampes a, par une délibération n° 2020-090 du 14 octobre 2020, retiré sa délibération du 26 février 2020 par laquelle il avait approuvé le transfert des excédents des budgets annexes d'eau potable et d'assainissement de l'exercice 2019 à la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne. Le recours gracieux formé par le préfet de l'Essonne contre cette délibération a été implicitement rejeté par une décision acquise le 16 février 2021. La commune d'Etampes fait appel du jugement n° 2103064 du 21 octobre 2021 par lequel le tribunal administratif de Versailles a admis l'intervention volontaire de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne et a annulé cette délibération du 14 octobre 2020.
Sur l'intervention de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne :
2. En premier lieu l'article L. 5211-10 du code général des collectivités territoriales prévoit que : " Le président, les vice-présidents ayant reçu délégation ou le bureau dans son ensemble peuvent recevoir délégation d'une partie des attributions de l'organe délibérant () ". Il résulte en outre du 16° de l'article L. 2122-22 de ce code, rendu applicable aux établissements publics de coopération intercommunale par l'article L. 5211-2 du même code, que le président de l'établissement peut être chargé, par délégation de l'organe délibérant, d'intenter au nom de l'établissement les actions en justice ou de le défendre dans les actions intentées contre lui, dans les cas définis par l'organe délibérant.
3. En l'espèce, par une délibération du 10 juillet 2020, produite au dossier, la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne a, sur le fondement de ces dispositions, délégué à son président, de manière permanente et jusqu'à la fin de son mandat, la possibilité d'intenter en son nom les actions en justice, tant en demande comme en défense, devant toutes les juridictions de l'ordre administratif, tant en première instance qu'en appel, dans tous les litiges intéressant celle-ci. Dès lors, la circonstance que la communauté d'agglomération n'aurait pas produit la décision de son président par laquelle il acte son intervention en défense dans le cadre de la présente instance est sans incidence. Par suite, la fin de non-recevoir selon laquelle le président de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne n'aurait pas été habilité à intervenir en défense dans la présente instance doit être écartée.
4. En second lieu, la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne a intérêt au maintien du jugement attaqué. Ainsi, son intervention à l'appui de la défense formée par le préfet de l'Essonne est recevable.
Sur la régularité du jugement attaqué :
5. En premier lieu, la commune d'Etampes soutient que le jugement en litige aurait été rendu en méconnaissance du principe du contradictoire, dès lors, d'une part, que pour écarter le moyen tiré du défaut de qualité de l'auteur du déféré préfectoral à son point 3, ce jugement se réfère à un décret du Président de la République du 9 janvier 2019 et à un arrêté de délégation de signature du 19 octobre 2020, sans que ces éléments aient fait l'objet d'une communication contradictoire. Toutefois, dès lors que, comme le relève expressément le jugement, le décret du 9 janvier 2019 et l'arrêté du 19 octobre 2020 ont été régulièrement publiés pour le premier au Journal Officiel de la République française et pour le second au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département de l'Essonne, et eu égard au caractère réglementaire de l'acte portant délégation de signature, le tribunal administratif n'a pas méconnu le principe du caractère contradictoire de la procédure en se fondant sur l'existence de ces textes publiés sans en ordonner préalablement la production au dossier. Par ailleurs, la branche du moyen tirée de ce que, pour retenir la recevabilité de l'intervention de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne, au point 7 du jugement attaqué, les premiers juges se sont fondés sur la délibération du conseil municipal d'Etampes du 26 février 2020, dont il est allégué qu'elle n'aurait pas fait l'objet d'une communication contradictoire, manque en fait, cette délibération ayant été produite par le préfet de l'Essonne au soutien de sa requête introductive d'instance transmise à la commune.
6. En deuxième lieu, si l'arrêté de délégation de signature du 19 octobre 2020, adressé au tribunal administratif par le préfet de l'Essonne le 30 juillet 2021, a été ainsi produit après la clôture de l'instruction fixée au 29 juillet 2021, alors que le préfet de l'Essonne était en mesure de le verser aux débats avant cette clôture, cette circonstance est sans incidence, pour les mêmes raisons que celles mentionnées au point 3 du présent arrêt, sur la régularité de la procédure.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 632-1 du code de justice administrative : " L'intervention est formée par mémoire distinct. () ". Une intervention ne peut être admise que si son auteur s'associe soit aux conclusions du requérant, soit à celles du défendeur. Elle peut être formée après l'expiration du délai de recours contentieux, et avant la clôture de l'instruction.
8. En l'espèce, si par son mémoire enregistré au greffe du tribunal administratif le 3 juin 2021, la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne concluait à l'annulation de la délibération déférée, il était intitulé " mémoire en intervention ". Par suite, la commune d'Etampes n'est pas fondée à reprocher au tribunal administratif d'avoir admis la recevabilité de l'intervention de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne au soutien du déféré du préfet, enregistrée après l'expiration du délai de recours contentieux mais avant la clôture de l'instruction, nonobstant les conclusions autonomes aux fins d'injonction présentées par la communauté de l'étampois Sud Essonne par son mémoire enregistré au greffe du tribunal le 28 juillet 2021.
Sur les fins de non-recevoir opposées en première instance :
9. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 3 du présent arrêt, la fin de non-recevoir selon laquelle le président de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne n'aurait pas été habilité à introduire une intervention devant le tribunal administratif de Versailles doit être écartée.
10. En second lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Aux termes de l'article R. 632-1 du même code : " L'intervention est formée par mémoire distinct. / (). / Néanmoins, le jugement de l'affaire principale qui est instruite ne peut être retardé par une intervention ". Une intervention volontaire peut être formée après l'expiration du délai de recours contentieux, et avant la clôture de l'instruction. Compte-tenu du caractère accessoire d'une intervention, qui n'a pour objet que d'appuyer les prétentions de l'une des parties à l'instance en s'associant aux conclusions qu'elle a présentées, celle-ci n'a pas pour effet de donner à son auteur la qualité de partie. Par suite, les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ne lui sont pas applicables. Dès lors qu'ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent arrêt, les conclusions présentées par la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne dans un mémoire intitulé " mémoire en intervention " tendent aux mêmes fins que le déféré du préfet de l'Essonne, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de l'intervention doit être écartée comme inopérante.
Sur la légalité de la délibération en litige :
11. Aux termes de l'article L. 240-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Le présent titre est applicable, outre aux administrations mentionnées au 1° de l'article L. 100-3, aux organismes et personnes chargés d'une mission de service public industriel et commercial pour les actes qu'ils prennent au titre de cette mission ". Aux termes de l'article L. 241-1 du même code : " Sous réserve des exigences découlant du droit de l'Union européenne et de dispositions législatives et réglementaires spéciales, les règles applicables à l'abrogation et au retrait d'un acte administratif unilatéral pris par l'administration sont fixées par les dispositions du présent titre ". Aux termes de l'article L. 242-1 du même code : " L'administration ne peut () retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative () que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision ". Aux termes de l'article L. 242-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 242-1, l'administration peut, sans condition de délai : 2° Retirer une décision attribuant une subvention lorsque les conditions mises à son octroi n'ont pas été respectées. ". Aux termes de l'article L. 243-3 de ce code : " L'administration ne peut retirer un acte réglementaire ou un acte non réglementaire non créateur de droits que s'il est illégal et si le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant son édiction ".
12. Il résulte de ces dispositions combinées que l'administration ne peut retirer un acte de sa propre initiative, qu'il soit ou non règlementaire, et qu'il soit ou non créateur de droits, que dans un délai de quatre mois suivant son édiction. En outre, sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires contraires, et hors le cas où il est satisfait à une demande du bénéficiaire, l'administration ne peut retirer une décision créatrice de droits, si elle est illégale, que dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision sauf s'il s'agit d'une décision attribuant une subvention lorsque les conditions mises à son octroi n'ont pas été respectées.
13. S'il résulte des articles L. 100-1 et L. 100-3 du code des relations entre le public et l'administration que les dispositions de ce code ne s'appliquent pas, sauf exception, aux relations entre personnes morales de droit public, les dispositions précitées du titre IV relatives à la sortie de vigueur des actes administratifs, qui n'ont pas pour objet les relations entre deux sujets de droit, s'appliquent à tous les actes pris par les communes quel que soit leur objet et leur bénéficiaire.
14. Dès lors, le conseil municipal d'Etampes ne pouvait, sans méconnaitre les dispositions précitées, retirer, par la délibération attaquée n° 2020-090 du 14 octobre 2020, plus de quatre mois après son adoption, sa délibération du 26 février 2020 par laquelle il a approuvé, dans le cadre du transfert au 1er janvier 2020 de sa compétence en matière d'eau potable et d'assainissement à la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne, l'attribution à cette dernière des excédents de ses budgets annexes d'eau potable et d'assainissement de l'exercice 2019.
15. En outre, la commune soutient que ce transfert des excédents de ses budgets était conditionné à leur utilisation pour la réalisation d'un plan pluriannuel d'investissement et qu'il est constant que la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne n'a pas respecté les conditions mises à son octroi dès lors que les travaux n'avaient été ni initiés, ni missionnés. Toutefois, à supposer même que la délibération du 26 février 2020 puisse être regardée comme ayant créé des droits au profit de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne et être assimilée à une subvention, il ressort en tout état de cause du courrier du président de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne au maire d'Etampes du 17 juillet 2020 que ce transfert d'excédents est nécessaire pour réaliser le programme d'investissement sur ses réseaux. Il n'est dès lors pas établi que la condition énoncée par la délibération en litige quant à l'octroi des excédents budgétaires, sans limite de temps, n'avait pas été respectée à la date à laquelle le retrait est intervenu.
16. Il résulte de ce tout qui précède que la commune d'Etampes n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a annulé la délibération de son conseil municipal n° 2020-090 du 14 octobre 2020.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que demande la commune d'Etampes au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune d'Etampes au profit de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne, qui n'a pas la qualité de partie à l'instance.
DÉCIDE :
Article 1er : L'intervention de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne est admise.
Article 2 : La requête de la commune d'Etampes est rejetée.
Article 3 : Les conclusions présentées par la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à la commune d'Etampes, au préfet de l'Essonne, à la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud Essonne et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Even, président de chambre,
Mme Aventino, première conseillère,
M. Cozic, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
La rapporteure,
B. AVENTINOLe président,
B. EVEN
La greffière,
I. SZYMANSKI
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026