vendredi 7 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE00830 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CONCEPT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'association Val-d'Oise environnement, l'association syndicale autorisée (ASA) Secteur Nord, l'association de défense des habitants de l'est du Val-d'Oise (Adhevo), Mme I C, Mme E D, M. K D, M. L H, Mme J G épouse H et Mme A F ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la délibération du 4 février 2020 par laquelle le conseil municipal de Fontenay-en-Parisis a approuvé la modification n°3 du plan local d'urbanisme de la commune.
Par un jugement n° 2006325 du 7 mars 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les conclusions de l'association de défense des habitants de l'est du Val-d'Oise, de Mme I C, de M. L H et de Mme J G, comme étant irrecevables, et a annulé la délibération du 4 février 2020 approuvant la modification n°3 du plan local d'urbanisme de la commune de Fontenay-en-Parisis en tant seulement qu'elle approuve le chapitre " déplacements et accessibilité " des orientations d'aménagement et de programmation applicables au secteur sud.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 24 avril 2023, l'association Val-d'Oise environnement, représentée par Me Heddi, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il n'a fait que partiellement droit à ses conclusions aux fins d'annulation de la délibération n° 2020/011 du 4 février 2020 du conseil municipal de Fontenay-en-Parisis approuvant la modification n° 3 du plan local d'urbanisme ;
2°) d'annuler totalement cette délibération ;
3°) et de mettre à la charge de la commune de Fontenay-en-Parisis la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération attaquée méconnait le 1° de l'article R. 123-2-1 du code de l'urbanisme dès lors que le rapport de présentation ne comporte pas d'analyse de la compatibilité de la modification du plan local d'urbanisme avec le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) ;
- elle méconnait le 2° de ce même article dès lors que ce rapport est insuffisant sur l'état initial des terres agricoles, de la ressource en eau et sur les perspectives d'évolution de l'environnement ;
- elle méconnait le 3° de cet article dès lors que ce rapport est insuffisant sur l'analyse des incidences notables de la modification du plan local d'urbanisme sur le paysage et sur la consommation des terres agricoles.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2023, la commune de Fontenay-en-Parisis, représentée par Me Agostini, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de l'association Val-d'Oise environnement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 novembre 2024, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive de 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aventino,
- les conclusions de M. Frémont, rapporteur public,
- les observations de M. B, représentant l'association Val-d'Oise environnement,
- et les observations de Me Buonomo, représentant la commune de Fontenay-en-Parisis.
Considérant ce qui suit :
1. Le conseil municipal de la commune de Fontenay-en-Parisis a, par une délibération du 26 juin 2019, prescrit la modification de son plan local d'urbanisme. Le projet de modification du plan local d'urbanisme a été soumis à enquête publique du 18 novembre au 18 décembre 2019, avant d'être approuvé par une délibération du 4 février 2020. L'association Val-d'Oise environnement demande à la cour d'annuler le jugement n° 2006325 du 7 mars 2023 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en tant qu'il n'a que partiellement annulé la délibération du 4 février 2020 en ce qu'elle approuve le chapitre " déplacements et accessibilité " des orientations d'aménagement et de programmation applicables au secteur sud.
Sur la légalité de la délibération du conseil municipal de Fontenay-en-Parisis du 4 février 2020 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 123-2-1 du code de l'urbanisme applicable au litige : " Lorsque le plan local d'urbanisme doit faire l'objet d'une évaluation environnementale conformément aux articles L. 121-10 et suivants, le rapport de présentation : 1° Expose le diagnostic prévu au deuxième alinéa de l'article L. 123-1-2 et décrit l'articulation du plan avec les autres documents d'urbanisme et les plans ou programmes mentionnés à l'article L. 122-4 du code de l'environnement avec lesquels il doit être compatible ou qu'il doit prendre en considération ; () ". Aux termes de l'article L. 131-7 du même code applicable : " En l'absence de schéma de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme () sont compatibles, s'il y a lieu, avec les documents énumérés aux 1° à 10° de l'article L. 131-1 et prennent en compte les documents énumérés à l'article L. 131-2. () ". Aux termes de l'article L. 131-1 de ce code applicable au litige : " Les schémas de cohérence territoriale sont compatibles avec : () 9° Les objectifs de protection définis par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux prévus à l'article L. 212-3 du code de l'environnement ; () ".
3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 212-5-2 du code de l'environnement : " Lorsque le schéma a été approuvé et publié, le règlement et ses documents cartographiques sont opposables à toute personne publique ou privée pour l'exécution de toute installation, ouvrage, travaux ou activité mentionnés à l'article L. 214-2. () ". Aux termes de l'article R. 212-42 de ce code : " Le schéma d'aménagement et de gestion des eaux est approuvé par arrêté préfectoral. Cet arrêté, accompagné de la déclaration prévue par le 2° du I de l'article L. 122-9, est publié au recueil des actes administratifs de chacune des préfectures intéressées et fait l'objet d'une mention dans au moins un journal régional ou local diffusé dans chaque département concerné. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du Croult-Enghien-Vieille Mer a été adopté par la commission locale de l'eau le 20 décembre 2019 et approuvé par un arrêté interpréfectoral n°2020-15713 du 28 janvier 2020. Toutefois, il n'est devenu exécutoire qu'à l'issue de sa publication la plus tardive au recueil des actes administratifs des deux préfectures intéressées en application de l'article L. 212-5-2 du code de l'environnement le 13 février 2020, soit le 14 février 2020. Il n'était ainsi pas entré en vigueur à la date d'approbation de la modification n°3 du plan local d'urbanisme de la commune de Fontenay-en-Parisis. Dès lors, le moyen tiré de ce que le rapport de présentation de la modification n°3 de ce plan ne décrit pas l'articulation de cette modification avec le SAGE du Croult-Enghien-Vieille Mer ne peut qu'être écarté comme inopérant.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 123-2-1 du code de l'urbanisme applicable au litige : " Lorsque le plan local d'urbanisme doit faire l'objet d'une évaluation environnementale conformément aux articles L. 121-10 et suivants, le rapport de présentation : () 2° Analyse l'état initial de l'environnement et les perspectives de son évolution en exposant, notamment, les caractéristiques des zones susceptibles d'être touchées de manière notable par la mise en œuvre du plan ; () Le rapport de présentation est proportionné à l'importance du plan local d'urbanisme, aux effets de sa mise en œuvre ainsi qu'aux enjeux environnementaux de la zone considérée. () ".
6. D'une part, le rapport de présentation de la modification n°3 précise que la zone concernée s'inscrit dans la Plaine de France, vaste plateau situé au nord du bassin parisien, marqué par de grandes cultures développées sur les sols limoneux et fertiles, jouant le rôle de grenier de Paris depuis plusieurs siècles. Elle couvre seize hectares environ, situés entre le front bâti de Goussainville, la frange arborée de la Francilienne, la route départementale 47 et des espaces agricoles. Elle indique que cette zone est principalement composée d'un terrain agricole dédié à la mono culture de " maïs grain et ensilage " et d'une friche en voie de boisement en partie nord, à l'ouest d'une zone d'activité existante. Eu égard à l'objet de la modification du plan local d'urbanisme, portant pour l'essentiel, sur l'augmentation de l'emprise au sol et de la hauteur au sein de cette zone classée en zone à urbaniser depuis l'approbation du plan local d'urbanisme en 2006, et dès lors que le rapport précise également qu'aucun réservoir de biodiversité et aucune continuité écologique majeure ne sont à signaler, ce rapport analyse suffisamment l'état initial des terres agricoles.
7. D'autre part, le rapport de présentation consacre, en page 36, un paragraphe relatif à la ressource en eau et précise que la zone se situe en partie dans le périmètre de protection immédiat du captage d'eau potable de la Chapelle de Goussainville ainsi que dans le périmètre de protection éloigné des captages F1 et F2 " La Fosse au Duc " à Fontenay-en-Parisis. S'il ne mentionne pas le captage de l'Aumône, il ne ressort pas des pièces du dossier que la zone soit située dans le périmètre de protection rapproché de ce captage. En outre, il ressort des pièces du dossier que les périmètres des captages de la Chapelle de Goussainville et de l'Aumône n'avaient pas fait l'objet, à la date de la délibération en litige, d'une déclaration d'utilité publique et ont été seulement identifiés par un hydrologue agréé en 1998. En outre, contrairement à ce qu'indique l'association requérante, le rapport de présentation mentionne qu'une procédure de déclaration d'utilité publique était en cours. Enfin, dès lors que le rapport indique que la zone se situe dans le périmètre rapproché ou éloigné, elle est nécessairement incluse dans l'aire d'alimentation des captages. Le rapport précise que les constructions devront respecter les prescriptions des arrêtés de déclaration d'utilité publique applicables. Dès lors, cette présentation de l'état initial de la ressource en eau est proportionnée aux enjeux soulevés par les modifications approuvées, sans qu'il soit besoin qu'y figure une analyse des conclusions de l'hydrologue agréé sur la protection de ces captages.
8. Enfin, les dispositions précitées du 2° de l'article R. 123-2-1 du code de l'urbanisme, éclairées par les dispositions figurant à l'annexe I de la directive de 2001/42/CE, prévoient que le rapport de présentation, lorsque le plan local d'urbanisme doit faire l'objet d'une évaluation environnementale, analyse les perspectives d'évolution de l'état initial de l'environnement si le plan n'est pas mis en œuvre. Toutefois, en l'espèce, dès lors que la zone, dans sa partie en friche ou dans sa partie cultivée, présente un enjeu écologique faible et qu'en l'absence de mise en œuvre des modifications du plan local d'urbanisme, les effets seraient nuls au regard de cet enjeux, la zone restant classée en zone à urbaniser permettant des constructions d'une emprise au sol de 40% et d'une hauteur de huit mètres, le rapport de présentation pouvait estimer que cette analyse n'était pas pertinente en l'espèce.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 123-2-1 du code de l'urbanisme applicable au litige : " Lorsque le plan local d'urbanisme doit faire l'objet d'une évaluation environnementale conformément aux articles L. 121-10 et suivants, le rapport de présentation : () ; 3° Analyse les incidences notables prévisibles de la mise en œuvre du plan sur l'environnement et expose les conséquences éventuelles de l'adoption du plan sur la protection des zones revêtant une importance particulière pour l'environnement, en particulier l'évaluation des incidences Natura 2000 mentionnée à l'article L. 414-4 du code de l'environnement ; () ".
10. Le rapport de présentation consacre une page à l'analyse des incidences notables de la mise en œuvre des modifications du plan sur les paysages. Il mentionne notamment l'impact visuel de l'augmentation de la hauteur. Il précise que depuis les habitations de Goussainville, cet impact sera atténué par l'instauration d'une bande de trente mètres de recul et par sa végétalisation par des plantations hautes intégrant des arbustes et arbres d'espèces locales, en vue d'assurer au mieux la transition entre l'espace à vocation d'activités et les habitations. Cette analyse est proportionnée aux enjeux des modifications approuvées, sans qu'il soit besoin de produire une modélisation des constructions désormais permises en zone AUE. En outre, si le rapport de présentation ne présente pas les incidences des modifications du plan s'agissant des buttes de Mareil et Chatenay, sites classés situés au nord de la zone concernée, il ne ressort pas des photographies produites par l'association que ces modifications auront une incidence notable sur le paysage depuis ou vers celles-ci, dès lors que la zone est située derrière un rideau d'arbres qui la masque depuis les buttes et ne participe donc pas au panorama agricole visible depuis ces buttes, lesquelles sont peu visibles depuis la zone compte tenu de la barrière constituée par la friche et la zone d'activité.
11. Enfin, eu égard à l'objet limité des modifications apportées au règlement du plan local d'urbanisme concernant la zone à urbaniser déjà existante, dont la localisation et la superficie ne sont pas modifiées, pas plus que celles de la zone agricole, le rapport de présentation n'avait pas à comporter une analyse des incidences de la modification sur la consommation des terres agricoles de la commune.
12. Il résulte de tout ce qui précède que l'association Val-d'Oise environnement n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation totale de la délibération du conseil municipal de Fontenay-en-Parisis du 4 février 2020 approuvant la modification n°3 du plan local d'urbanisme.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Fontenay-en-Parisis, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que l'association Val-d'Oise environnement demande à ce titre. Il y a lieu en revanche de mettre à la charge de l'association Val-d'Oise environnement la somme de 2 000 euros à verser à la commune de Fontenay-en-Parisis sur le fondement des mêmes dispositions.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de l'association Val-d'Oise environnement est rejetée.
Article 2 : L'association Val-d'Oise environnement versera la somme de 2 000 euros à la commune de Fontenay-en-Parisis en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à l'association Val-d'Oise environnement, à l'association syndicale autorisée (ASA) Secteur Nord, à l'association de défense des habitants de l'est du Val-d'Oise (Adhevo) et à la commune de Fontenay-en-Parisis.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Mornet, présidente de la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative,
- Mme Aventino, première conseillère,
- M. Cozic, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.
La rapporteure,
B. AVENTINOLa présidente,
G. MORNET
La greffière,
S. DE SOUSA
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026