LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-23VE01788

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-23VE01788

vendredi 28 février 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-23VE01788
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantTHIRION

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

La clôture de l'instruction a été fixée au 6 décembre 2024.

La commune de Vigneux, représentée par Me Thirion, a produit le 4 février 2025, après la clôture de l'instruction, un mémoire en défense qui n'a pas été communiqué.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983,

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Frémont, rapporteur public,

- et les observations de Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a été recrutée par la commune de Vigneux-sur-Seine le 26 avril 2011, en qualité d'agent non titulaire, pour exercer les fonctions de responsable administratif du centre médico-psychopédagogique, en vertu d'un contrat à durée déterminée pour une durée initiale de trois mois. Elle était rémunérée en référence au cadre d'emplois des rédacteurs territoriaux. Ce contrat a été renouvelé pour un an en juillet 2011, puis à nouveau pour un an en juillet 2012. Par un arrêté du 11 juillet 2013, Mme C a été nommée fonctionnaire stagiaire, dans le cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, à compter du 26 juillet 2013, tout en conservant les mêmes fonctions d'encadrement. Par un arrêté du 1er juillet 2014, le maire de Vigneux-sur-Seine a mis fin au stage de l'intéressée à compter du 26 juillet 2014 et a refusé de la titulariser. Par un jugement n° 1406688 du 13 novembre 2017, le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté et a enjoint au maire de Vigneux-sur-Seine de placer à nouveau Mme C en position d'adjoint administratif stagiaire pour une durée d'un an et de lui confier des fonctions correspondant à ce cadre d'emploi, dans le délai de trois mois. La cour de céans a rejeté, par un arrêt du 16 janvier 2020, l'appel de la commune de Vigneux-sur-Seine dirigé contre ce jugement. Par un courrier du 12 février 2021, Mme C a demandé à la commune d'indemniser les préjudices qu'elle a subis du fait de l'illégalité fautive du refus de titularisation du 1er juillet 2014. Cette demande, reçue par la commune le 15 février 2021, a été implicitement rejetée le 15 avril 2021. Mme C relève appel du jugement du 2 juin 2023 par lequel le tribunal administratif de Versailles a limité à la somme de 4 100 euros, ainsi qu'à la somme correspondant aux trimestres non cotisés pendant l'année de stage non exécutée, la réparation due par la commune de Vigneux-sur-Seine au titre des préjudices qu'elle estime avoir subis.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Par le jugement dont Mme C demande la réformation, le tribunal administratif de Versailles a estimé que la responsabilité de la commune de Vigneux-sur-Seine était engagée en raison de l'illégalité de l'arrêté du 1er juillet 2014 par lequel le maire de cette commune a refusé de titulariser l'intéressée à l'issue de sa période de stage, au motif qu'elle n'a pas été placée, durant ladite période, dans une situation permettant d'apprécier son aptitude professionnelle à occuper des fonctions correspondant au cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, dans lequel elle avait été nommée. Les premiers juges ont en outre relevé que la commune de Vigneux-sur-Seine n'avait pas exécuté l'injonction du jugement ayant annulé l'arrêté du 1er juillet 2014, tendant à ce que Mme C soit placée en position d'adjoint administratif stagiaire durant un an. La commune, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas en appel le principe de sa responsabilité.

3. En premier lieu, Mme C soutient qu'elle a subi un préjudice financier correspondant aux pertes de rémunérations qu'elle aurait perçues si elle avait été titularisée à l'issue de sa période de stage dans le cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, et fait valoir qu'elle disposait, au regard de ses évaluations antérieures et de ses services en qualité d'agent non titulaire, d'une chance sérieuse d'être titularisée, que les premiers juges n'auraient pas suffisamment pris en compte. Toutefois, comme l'ont à bon droit relevé ces derniers, le préjudice financier dont elle demande réparation ne présente un caractère direct et certain qu'en ce qui concerne les rémunérations dont elle a été privée durant une année de stage en qualité d'adjoint administratif territorial, que le tribunal n'a pas sous-évalué en fixant le montant dû à ce titre par la commune de Vigneux-sur-Seine à la somme de 3 600 euros. En revanche, compte tenu notamment du caractère précaire et probatoire de la situation des stagiaires, qui ne peuvent se prévaloir d'aucun droit à titularisation, Mme C, qui n'établit pas avoir perdu une chance sérieuse d'être titularisée, n'est pas fondée à demander réparation d'un préjudice financier en qualité d'agent titulaire.

4. En deuxième lieu, Mme C demande réparation d'un préjudice de carrière, distinct du préjudice financier, qu'elle évalue à la somme de 20 000 euros. Toutefois, comme il vient d'être dit, elle ne peut se prévaloir d'aucun droit à titularisation, et par suite d'aucun droit au bénéfice d'une carrière en qualité d'adjoint administratif territorial. Sa demande présentée à ce titre ne peut donc qu'être rejetée.

5. En dernier lieu, en fixant à 500 euros le montant dû par la commune de Vigneux-sur-Seine au titre du préjudice moral subi par Mme C du fait de l'illégalité fautive du refus de titularisation qui lui a été opposé, alors que l'appelante ne développe sur ce point aucune argumentation nouvelle en appel, le tribunal administratif de Versailles n'a pas insuffisamment évalué ce préjudice.

6. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a limité à la somme de 4 100 euros, ainsi qu'à la somme correspondant aux trimestres non cotisés pendant l'année de stage non exécutée, la réparation due par la commune de Vigneux-sur-Seine du fait de l'illégalité de l'arrêté du 1er juillet 2014 refusant de la titulariser.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Vigneux-sur-Seine, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme à Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A C et à la commune de Vigneux-sur-Seine.

Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Bernard Even, premier vice-président, président de chambre,

- Mme Gaëlle Mornet, présidente assesseure,

- Mme Aventino, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2025.

La rapporteure,

G. BLe président,

B. Even

La greffière,

I. Szymanski

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions