mardi 28 mai 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE02516 |
| Type | Décision |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL DAMY RAYNAL HERVE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Partner, représentée par son gérant, dont le siège social est situé 2, rue de l'Eglise à Piscop (95350), la SCI La Piscopoise, représentée par son gérant, dont le siège social est situé 8, rue de l'Eglise à Piscop (95350), le syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert, représenté par son syndic, dont le siège social est situé 2, rue de l'Eglise à Piscop (95350), et M. A B, demeurant domaine de Châteauvert à Piscop (95350), ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler les délibérations des 4 novembre et 14 décembre 2005 par lesquelles la commune de Piscop a, d'une part, approuvé le plan local d'urbanisme et, d'autre part, institué un droit de préemption urbain.
Par un jugement n° 0600198-0601379 du 26 juin 2008, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leurs demandes.
Par un arrêt n° 08VE02980 du 29 octobre 2009, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n° 0600198-0601379 du 26 juin 2008 en tant qu'il a rejeté les conclusions de la société Partner, de la SCI La Piscopoise, du syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert et de M. B dirigées contre la délibération du conseil municipal de Piscop du 14 décembre 2005 instituant un droit de préemption urbain, a annulé cette délibération et a mis à la charge de la commune de Piscop le versement d'une somme globale de 1 000 euros à verser à la société Partner, à la SCI La Piscopoise, au syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert et à M. B au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 16 novembre 2023, la société Partner, dont le siège social est situé 2, rue de l'Eglise à Piscop (95350), la société Spring First, venant aux droits de la SCI La Piscopoise, dont le siège social est situé 2, rue de l'Eglise à Piscop (95350) et M. B, représentés par Me Raynal, avocat, demandent à la cour d'enjoindre à la commune de Piscop de verser :
1°) à la société Partner la somme de 162,02 euros ainsi que les intérêts y afférents, sous astreinte de 500 euros par jour à compter de la notification de l'arrêt, au titre de la condamnation prononcée par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles n° 08VE02980 du 29 octobre 2009 ;
2°) à la société Spring First la somme de 160,28 euros ainsi que les intérêts y afférents, sous astreinte de 500 euros par jour à compter de la notification de l'arrêt, au titre de la condamnation prononcée par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles n° 08VE02980 du 29 octobre 2009 ;
3°) à M. B la somme de 250 euros ainsi que les intérêts y afférents, sous astreinte de 500 euros par jour à compter de la notification de l'arrêt, au titre de la condamnation prononcée par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles n° 08VE02980 du 29 octobre 2009 ;
4°) et de mettre à la charge de la commune de Piscop une somme de 1 000 euros à verser à la société Partner, à la société Spring First et à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 16 novembre 2023, notifiée le 17 novembre 2023 à toutes les parties, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire, si nécessaire, les mesures propres à assurer l'entière exécution de l'arrêt n° 08VE02980 rendu par la cour administrative d'appel de Versailles le 29 octobre 2009.
Une mesure d'instruction a été adressé à l'avocat de la société requérante, Me Raynal, le 22 mars 2024 afin qu'il établisse que le syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert, qui n'est pas partie à l'instance d'exécution, n'a rien touché au titre de la somme globale de 1 000 euros retenue par la Cour à verser à la société Partner, à la SCI La Piscopoise, au syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert et à M. B au titre des frais de justice.
Les parties ont été informées le 29 mars 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions à fin d'exécution présentées par la société Partner, la société Spring First venant aux droits de la SCI La Piscopoise et M. B tendant à ce qu'il soit enjoint à la commune de Piscop de verser à la société Partner la somme de 162,02 euros, à la société Spring First la somme de 160,28 euros et à M. B la somme de 250 euros, ainsi que les intérêts y afférents, sont irrecevables dans la mesure où la condamnation prononcée par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles n° 08VE02980 du 29 octobre 2009 au titre des frais de justice porte sur une somme à verser globalement à la société Partner, à la SCI La Piscopoise, au syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert et à M. B.
Par deux mémoires, enregistrés le 11 et le 30 avril 2024, la société Partner, la société Spring First venant aux droits de la SCI La Piscopoise et M. A B, représentés par Me Raynal, demandent d'enjoindre à la commune de Piscop de verser la somme de 162,02 euros à la société Partner, la somme de 160,28 euros à la société Spring First, la somme de 250 euros à M. A C, assorties des intérêts y afférents, sous astreinte de 500 euros par jour au titre de la condamnation prononcée par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 29 octobre 2009, et de mettre à la charge de cette commune la somme de 2 000 euros à leur verser au titre des dispositions de l'article 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.
Ils soutiennent que :
- les trois mandats produits par la commune n'ont jamais été exécutés ;
- c'est à la commune de Piscop de démontrer qu'elle aurait versé les sommes requises.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, la commune de Piscop, représenté par Me Gentilhomme, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. B, de la société Partner et de la société Spring First venant aux droits de la SCI La Piscopoise au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- dans la mesure où la condamnation portait sur une somme globale, les requérants ne peuvent requérir de la Cour qu'elle ordonne une exécution ventilée de cette somme par partie ;
- elle a émis des mandats au profit de chaque requérant le 2 mars 2010 correspondant à la somme de 200 euros et non de 250 euros, puis une somme complémentaire de 87,98 euros à la société Partner assortie des intérêts au taux légal le 19 octobre 2022 et une somme équivalente à la SCI La Piscopoise.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Even,
- et les conclusions de M. Frémont, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ".
2. La Cour a, par un arrêt n° 08VE02980 du 29 octobre 2009, mis à la charge de la commune de Piscop le versement d'une somme globale de 1 000 euros à verser à la société Partner, à la SCI La Piscopoise, au syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert et à M. B au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
3. Les requérants soutiennent que la commune de Piscop n'a pas versé la totalité de la somme mise à sa charge par l'arrêt précité et qu'elle est encore redevable d'une somme de 162,02 euros à la société Partner, d'une somme de 160,28 euros à la société Spring First, qui vient aux droits de la SCI La Piscopoise et d'une somme de 250 euros à M. B.
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune de Piscop aurait versé la totalité de la somme de 1 000 euros mise à sa charge au titre des frais de justice. Cependant, il n'appartient pas au juge de l'exécution de se prononcer sur la répartition de cette somme entre la société Partner, la SCI La Piscopoise, le syndicat des copropriétaires du domaine de Châteauvert et M. B, dès lors que ceci n'a pas été décidée par l'arrêt n° 08VE02980 du 29 octobre 2009. Par suite, leurs conclusions ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables. Par voie de conséquences, leurs conclusions afférentes aux frais de l'instance présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées. Et dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Piscop présentées sur ce même fondement.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête en défaut d'exécution présentée par la société Partner, la société Spring First venant aux droits de la SCI La Piscopoise et M. A B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Piscop présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la commune de Piscop, à la société Partner, à la société Spring First et à M. A B.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Even, président de chambre,
Mme Aventino, première conseillère,
M. Cozic, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.
Le président-rapporteur,
B. EVEN
L'assesseure la plus ancienne,
B. AVENTINO
La greffière,
I. SZYMANSKI
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439
La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.
08/04/2026