Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-25VE03300

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-25VE03300
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantCABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler les décisions implicites de rejet nées du silence gardé par la préfète de l’Essonne sur ses demandes de délivrance d’un titre de séjour des 28 mars et 4 juillet 2024.

Par une ordonnance n° 2416886 du 15 janvier 2025, la première vice-présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal administratif de Versailles le dossier de la demande de M. A....

Par une ordonnance n° 2500406 du 4 septembre 2025, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 4 novembre 2025, M. A..., représenté par Me Guéroult d’Aublay, demande à la cour :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) d’annuler cette décision ;

3°) d’enjoindre à la préfète de lui délivrer un titre de séjour temporaire ou, de réexaminer sa situation, dans le délai d’un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 500 euros au de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2026, M. A... informe la cour de ce qu’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » lui a été délivrée et, au cas où la cour prononcerait un non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’annulation, maintient les conclusions de sa requête présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761‑1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’enregistrement de la requête d’appel, la préfète de l’Essonne a délivré le 18 février 2026 à M. A... une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 17 février 2027. La délivrance de ce titre de séjour a implicitement mais nécessairement abrogé la décision contestée, qui n’a pas été exécutée. Par suite, les conclusions de la requête aux fins d’annulation du jugement attaqué et de la décision contestée, et d’injonction sous astreinte, sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme que M. A... demande au titre des dispositions de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.

La magistrate désignée,




O. Dorion

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.