Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-26VE00532
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-26VE00532 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | NAJI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler l’arrêté du 14 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise l’a assigné à résidence dans le département du Val-d’Oise pour une durée de quarante-cinq jours.
Par un jugement n° 2521907 du 23 janvier 2026, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy‑Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 23 février 2026, M. B..., représenté par Me Ben Ammar, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler cet arrêté ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision contestée l’empêche de travailler et l’expose à un risque de licenciement ; elle est disproportionnée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) »
2. M. B..., ressortissant marocain né le 27 février 1986, qui a déclaré être entré en France en 2012, a fait été interpellé le 13 novembre 2025 pour vérification de son droit au séjour. Par deux arrêtés du 14 novembre 2025, le préfet du Val-d’Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’une durée d’un an, et l’a assigné à résidence dans le département pour une durée de quarante-cinq jours. M. B... relève appel du jugement du 23 janvier 2026 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté l’assignant à résidence.
3. Aux termes de l’article L. 731‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut assigner à résidence l’étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l’éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L’étranger fait l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n’a pas été accordé ; (…) ».
4. L’arrêté contesté astreint M. B... à demeurer dans le département Val-d’Oise et à se présenter trois fois par semaine les lundi, mercredi et vendredi entre neuf heures et onze heures au commissariat de police d’Ermont. M. B... soutient que ces contraintes sont disproportionnées dès lors qu’elle l’empêche de poursuivre son activité salariée de maçon tailleur de pierres dans le département de la Seine-Saint-Denis. Toutefois, il ressort que M. B..., en séjour irrégulier sur le territoire français, n’est pas autorisé à travailler Dès lors, le moyen ne peut qu’être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de M. B... est manifestement dépourvue de fondement et peut être rejetée, selon la procédure prévue au dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions tendant à ce qu’il soit fait application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée
O. Dorion
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler l’arrêté du 14 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise l’a assigné à résidence dans le département du Val-d’Oise pour une durée de quarante-cinq jours.
Par un jugement n° 2521907 du 23 janvier 2026, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy‑Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 23 février 2026, M. B..., représenté par Me Ben Ammar, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler cet arrêté ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision contestée l’empêche de travailler et l’expose à un risque de licenciement ; elle est disproportionnée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) »
2. M. B..., ressortissant marocain né le 27 février 1986, qui a déclaré être entré en France en 2012, a fait été interpellé le 13 novembre 2025 pour vérification de son droit au séjour. Par deux arrêtés du 14 novembre 2025, le préfet du Val-d’Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’une durée d’un an, et l’a assigné à résidence dans le département pour une durée de quarante-cinq jours. M. B... relève appel du jugement du 23 janvier 2026 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté l’assignant à résidence.
3. Aux termes de l’article L. 731‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut assigner à résidence l’étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l’éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L’étranger fait l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n’a pas été accordé ; (…) ».
4. L’arrêté contesté astreint M. B... à demeurer dans le département Val-d’Oise et à se présenter trois fois par semaine les lundi, mercredi et vendredi entre neuf heures et onze heures au commissariat de police d’Ermont. M. B... soutient que ces contraintes sont disproportionnées dès lors qu’elle l’empêche de poursuivre son activité salariée de maçon tailleur de pierres dans le département de la Seine-Saint-Denis. Toutefois, il ressort que M. B..., en séjour irrégulier sur le territoire français, n’est pas autorisé à travailler Dès lors, le moyen ne peut qu’être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de M. B... est manifestement dépourvue de fondement et peut être rejetée, selon la procédure prévue au dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions tendant à ce qu’il soit fait application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée
O. Dorion
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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