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AccueilJurisprudence administrativeN° 455977

Conseil d'État — Décision N° 455977

mardi 29 novembre 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier455977
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:455977.20221129
TypeOrdonnance
RecoursRectif. d'erreur matérielle
PublicationZ
Formation10ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé à la Cour nationale du droit d'asile d'annuler la décision du 26 octobre 2018 par laquelle l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile. Par une décision n° 19040131 du 27 juillet 2020, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 447466 du 12 mai 2021, le président de la 2ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d'Etat a refusé d'admettre son pourvoi.

Recours en révision :

Par une requête, enregistrée le 1er mars 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'État d'annuler l'ordonnance du

12 mai 2021 du président de la 2ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d'Etat.

Par une lettre du 9 février 2022, notifiée le 14 février 2022, M. A a été invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à compter de la réception de cette lettre.

Par une décision du 4 août 2022, notifiée le 9 août 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. A.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.

2. Aux termes de l'article R. 834-3 du code de justice administrative : " Le recours en révision est présenté par le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat, même si la décision attaquée est intervenue sur un pourvoi pour la présentation duquel ce ministère n'est pas obligatoire ". En vertu de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. La requête de M. A tend à la révision d'une ordonnance rendue par le président de la 2ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d'Etat. Aucun texte ne dispense une telle requête de l'obligation du ministère d'avocat. Or, la requête de M. A, dont la demande d'aide juridictionnelle a été rejetée, n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée. Dès lors, sa requête n'est pas recevable et doit, par suite, être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 29 novembre 202Le président : Bertrand Dacosta

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

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