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AccueilJurisprudence administrativeN° 503500

Conseil d'État — Décision N° 503500

jeudi 12 février 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier503500
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:503500.20260212
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A... B... a demandé à la Cour nationale du droit d’asile d’annuler la décision du 30 janvier 2024 par laquelle le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a mis fin à son statut de réfugié et de le rétablir dans ce statut. Par une décision n° 24018186 du 14 février 2025, la Cour nationale du droit d’asile a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 avril et 15 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;





Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Liza Bellulo, maîtresse des requêtes,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Waquet, Farge, Hazan, Feliers, avocat de M. B... ;






Considérant ce qui suit :

1.
Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. »

2.
Pour demander l’annulation de la décision qu’il attaque, M. B... soutient que la Cour nationale du droit d’asile a :
- commis une erreur de droit et statué au terme d’une procédure irrégulière en fondant son appréciation sur les déclarations qu’il avait faites lors de ses entretiens avec l’OFPRA sans qu’il ait été préalablement informé de son droit de se taire, en méconnaissance de l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ;
- inexactement qualifié les faits en estimant qu’il existait des raisons sérieuses de penser qu’il aurait commis un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou un crime contre la paix ;
- insuffisamment motivé sa décision en écartant ses déclarations comme non probantes.

3.
Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.





Délibéré à l'issue de la séance du 29 janvier 2026 où siégeaient : M. Alain Seban, président de chambre, présidant ; M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat et Mme Liza Bellulo, maîtresse des requêtes-rapporteure.

Rendu le 12 février 2026.


Le président :
Signé : M. Alain Seban


La rapporteure :
Signé : Mme Liza Bellulo

La secrétaire :
Signé : Mme Sandrine Mendy


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