LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 504302

Conseil d'État — Décision N° 504302

jeudi 12 février 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier504302
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:504302.20260212
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation8ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société à responsabilité limitée (SARL) Asian Wok a demandé au tribunal administratif de Caen de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices 2013 à 2015 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2200616 du 17 mai 2024, ce tribunal a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 24NT02213 du 11 mars 2025, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté l’appel formé par la société Asian Wok, devenue la société Juniclo, contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 mai et 11 août 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la société Juniclo demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Benjamin Duca-Deneuve, maître des requêtes,


- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL cabinet Briard, Bonichot et Associés, avocat de la société Juniclo ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’État fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elle attaque, la société Juniclo soutient que la cour administrative d’appel de Nantes a :
- méconnu l’article L. 192 du livre des procédures fiscales et donné aux faits de l’espèce une inexacte qualification juridique en jugeant qu’elle n’était pas fondée à soutenir que la méthode de reconstitution de son chiffre d’affaires retenue par l’administration, qui ne tenait pas compte de l’existence de formules avec boissons incluses, était dès lors excessivement sommaire ;
- commis une erreur de droit, donné aux faits de l’espèce une inexacte qualification juridique et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que cette méthode n’était pas excessivement sommaire, alors qu’elle tenait insuffisamment compte des tarifs, de la clientèle et des habitudes de consommation propres aux week-ends et jours fériés ;
- méconnu l’article L. 192 du livre des procédures fiscales, donné aux faits de l’espèce une inexacte qualification juridique et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant qu’elle n’était pas fondée à soutenir que cette méthode était excessivement sommaire, alors que l’administration avait refusé de tenir compte des sommes tirées de la revente à prix coûtant de billets de cinéma ;
- méconnu l’article L. 192 du livre des procédures fiscales, donné aux faits de l’espèce une inexacte qualification juridique et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que les monographies professionnelles utilisées par le service, qui n’étaient pas adaptées, auraient uniquement servi à vérifier la cohérence de la reconstitution de son chiffre d’affaires.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société Juniclo n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société à responsabilité limitée Juniclo.
Copie en sera adressée à la ministre de l’action et des comptes publics.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions