Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2203819
mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2203819 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2022, Mme D C épouse E, et M. B E demandent au juge des référés du tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision de l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale des Alpes-Maritimes du 21 juillet 2022 opposant un refus à leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille de leur enfant, A, au titre de l'année 2022-2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 30 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la rentrée scolaire approche
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée en raison de son insuffisante motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision " Selon l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 " .
2. Si Mme et M. E présentent, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension de la décision de l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale des Alpes-Maritimes du 21 juillet 2022 opposant un refus à leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille de leur enfant, ils n'ont pas introduit par ailleurs de requête distincte à fin d'annulation contre la décision dont ils sollicitent la suspension. Leur requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme D C épouse E, et M. B E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C épouse E, et à M. B E
Fait à Nice, le 3 août 2022.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
Signé
P. ROUSSELLE
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme, Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
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