jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2300276 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VIALE |
Vu la procédure suivante :
Par jugement n° 2103747 en date du 23 décembre 2021, le tribunal administratif de Nice a, premièrement, annulé l'obligation de quitter le territoire français contenu dans l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 14 juin 2021, deuxièmement, a enjoint audit préfet de procéder au réexamen de la situation de Mme A B dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, et, troisièmement, a mis à la charge de l'Etat une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre, enregistrée le 22 juin 2022, Mme A B, représentée par Me Cédric Viale, a présenté une demande en vue d'obtenir, de la part du préfet des Alpes-Maritimes, l'exécution du jugement n° 2103747.
Par une ordonnance en date du 18 janvier 2023, la présidente du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 2103747 du 23 décembre 2021.
Un mémoire, enregistré le 14 février 2023, a été présenté pour Mme A B par Me Cédric Viale.
Par un mémoire, enregistré le 13 juin 2023, le préfet des Alpes-Maritimes demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer dès lors que Mme A B a déménagé successivement à Marseille (Bouches-du-Rhône) et à Massy (Essonne), de sorte qu'il n'est plus territorialement compétent pour statuer sur la situation de l'intéressée.
Vu :
- le jugement n° 2103747 du 23 décembre 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ". Aux termes de l'article R. 921-5 du même code : " Le président () du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande. () ".
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du mémoire en défense du préfet des Alpes-Maritimes, enregistré le 13 juin 2023, que Mme A B a déménagé successivement à Marseille (Bouches-du-Rhône) puis à Massy (Essonne), de sorte que le préfet des Alpes-Maritimes n'est plus territorialement compétent pour statuer sur la situation de la requérante à qui il incombe, désormais, de prendre attache avec la préfecture de son département de résidence.
4. Par suite, les conclusions de Mme B visant à ce que le préfet des Alpes-Maritimes procède au réexamen de sa situation sont devenus sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice le 22 juin 2023.
Le président de la 3ème chambre
Signé
O. Emmanuelli
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation le greffier
2300276
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2603588
03/08/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609258
01/07/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026