lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2306455 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LE GARS |
Vu la procédure suivante :
Par jugement no 2004321-2202524 du 2 mars 2023, le tribunal administratif de Nice a, d'une part, annulé la décision du 20 aout 2020 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de regroupement familial présenté par M. C A B au bénéfice de son épouse et leur fils mineur et, d'autre part, enjoint au préfet de faire droit au regroupement familial sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification de ladite décision.
Par une requête, enregistrée le 28 décembre 2023, M. C A B, représenté par Me Le Gars, demande l'exécution du jugement no 2004321-2202524 du 2 mars 2023, sous astreinte.
Par une ordonnance en date du 5 janvier 2024, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R 921-6 du code de justice administrative, en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement no 2004321-2202524 susvisé.
Par un mémoire, enregistré le 26 avril 2024, M. A B, qui indique que la préfecture des Alpes-Maritimes a exécuté le jugement du 2 mars 2023, a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d'exécution de sa requête.
Vu :
- le jugement no 2004321-2202524 du 2 mars 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ; () ".
Sur le désistement partiel :
2. Le 28 décembre 2023, M. C A B a demandé l'exécution du jugement no2004321-2202524 du 2 mars 2023 par lequel le tribunal de céans a, d'une part, annulé la décision du 20 aout 2020 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de regroupement familial qu'il a présenté au bénéfice de son épouse et leur fils mineur et, d'autre part, enjoint au préfet de faire droit au regroupement familial sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification de ladite décision. Par un mémoire, enregistré le 26 avril 2024, M. A B a indiqué se désister des conclusions à fin d'annulation et d'injonction de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose dès lors à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions relatives aux frais liés au litige :
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, et dès lors que M. A B maintient ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 900 euros, à verser au requérant.
ORDONNE :
Article 1er: Il est donné acte du désistement de la demande de M. A B tendant à l'exécution du jugement no 2004321-2202524 du 2 mars 2023.
Article 2 : L'Etat versera à M. A B la somme de 900 (neuf cents) euros au titre des dispositions de l'article l. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 6 mai 2024.
Le président de la 2ème chambre,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2603588
03/08/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609258
01/07/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026