mercredi 5 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2400211 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | OLOUMI AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2300204 du 21 juin 2023, le tribunal administratif de Nice a d'une part, annulé l'arrêté du 19 septembre 2022 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer à M. B A un titre de séjour et, d'autre part, enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, sauf changement des circonstances de fait ou de droit, une carte de séjour portant la mention "salarié " dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.
Par une demande, enregistrée le 29 juin 2023, M. A, représenté par Me Oloumi, demande au tribunal :
1°) de prendre toutes mesures utiles pour assurer l'exécution du jugement du 19 septembre 2022 dans le délai de sept jours à compter de la notification du jugement à venir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.000 euros en application des
dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi
du 10 juillet 1991.
Par une ordonnance du 15 janvier 2024, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 15 janvier 2025 le requérant informe le tribunal de la délivrance de son titre de séjour depuis le 9 février 2024, tout en maintenant ses conclusions tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Myara.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement n° 2300204 du 21 juin 2023, le tribunal administratif de Nice a d'une part, annulé l'arrêté du 19 septembre 2022 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour et, d'autre part, enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, sauf changement des circonstances de fait ou de droit, une carte de séjour portant la mention "salarié " dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours
3. Par un mémoire, enregistré le 15 janvier 2025, M. A a entendu se désister des conclusions de sa requête tendant à l'exécution du jugement du 21 juin 2023.
4. Il n'y pas y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte à M. A du désistement des conclusions à fin d'exécution de sa requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 15 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Myara, président,
Mme Soler, première conseillère,
M. Garcia, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2025.
Le président-rapporteur,
Signé
A. Myara
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
N. Soler
La greffière,
Signé
N. Katarynezuk
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026