LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2402733

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2402733

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2402733
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Avocat requérantOLOUMI AVOCATS ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance de référé du 22 mars 2024 enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B C A, constate que cette injonction n’a pas été exécutée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 50 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution dans un délai de huit jours suivant la notification de la présente décision. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2400348 rendue le 22 mars 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a notamment enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B C A, dans le délai de huit jours suivant la notification de l'ordonnance, un récépissé de demande de titre de séjour.

Par une requête enregistrée le 8 avril 2024, M. B C A, représenté par Me Oloumi, demande au tribunal de prononcer une astreinte de 50 euros par jour de retard contre le préfet des Alpes-Maritimes pour assurer l'exécution de ladite ordonnance.

Il soutient que le préfet des Alpes-Maritimes n'a toujours pas procédé à l'exécution de l'ordonnance du 22 mars 2024.

Par une ordonnance n° 2402733 du 3 juin 2024, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

La requête a été communiquée le 5 juin au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Emmanuelli, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1- Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".

2- Il résulte de l'instruction qu'à la date de la présente décision, le préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas présenté d'observations en défense, n'a pas pris les mesures propres à assurer l'exécution de l'ordonnance n° 2400348 rendue le 22 mars 2024 par le juge des référés du tribunal administratif de Nice. Dès lors, il y a lieu de prononcer à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes, à défaut pour ce dernier de justifier de l'exécution de ladite ordonnance dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai, jusqu'à la date à laquelle l'ordonnance précitée du 22 mars 2024 aura reçu exécution.

ORDONNE :

Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes, s'il ne justifie pas avoir, dans les huit jours suivant la notification de la présente ordonnance, exécuté l'ordonnance n° 2400348 rendue le 22 mars 2024 par le juge des référés du tribunal administratif de Nice, et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour, à compter de l'expiration dudit délai.

Article 2 : Le préfet des Alpes-Maritimes communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter l'ordonnance mentionnée à l'article 1er ci-dessus.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 3 octobre 2024.

Le président de la 3ème chambre

signé

O. Emmanuelli

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation la greffière

Décisions similaires

TA30Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2603588

03/08/2026

TA13Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609258

01/07/2026

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

← Retour aux décisions