jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2404683 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET OLOUMI - HMAD |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n°2300530 du 8 mars 2023, le juge des référés du tribunal de céans, statuant en application des dispositions de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a notamment, enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B A, dans le délai de huit jours suivant la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour.
Par ordonnance n°2304432 du 10 octobre 2023, le juge des référés du tribunal de céans, statuant en application des dispositions de l'article L.911-4 du code de justice administrative, a notamment prononcé une astreinte de 50 € par jour de retard jusqu'à la date à laquelle ladite ordonnance aura reçu exécution, à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes s'il ne justifie pas avoir, dans le délai de cinq jours suivant la notification de son ordonnance, exécuté l'ordonnance n°2300530 du 8 mars 2023, et a mis à la charge de l'Etat, au profit de Me Oloumi une somme de 600 €, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 février 2024 et 20 mai 2025, M. B A, représenté par Me Oloumi, demande au tribunal d'enjoindre à l'Etat de procéder à l'exécution de l'ordonnance n°2304432 du 10 octobre 2023 en ce qu'il n'a pas versé la somme de 600 € au paiement de laquelle il a été condamné envers son conseil Me Oloumi, sous astreinte de 100 € par jour de retard et de condamner à nouveau l'Etat à payer la somme de 600 €, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'Etat n'a toujours pas réglé la somme due.
Par une ordonnance n°2404683 du 30 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application des articles L.911-4 et R.921-6 du code de justice administrative.
Le préfet des Alpes-Maritimes a produit le 4 décembre 2024 un justificatif de virement de la somme de 646,10 € en exécution de l'ordonnance n°2304432 du 10 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction, que le 12 juin 2024, un virement de 646,10 € a été effectué concernant l'exécution de l'ordonnance n°2304432 du 10 octobre 2023. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'exécution de cette ordonnance en ce que l'Etat n'aurait pas versé la somme de 600 € au paiement de laquelle il a été condamné envers Me Oloumi en tant qu'avocat de M. A.
2. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions de M. A formulées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'exécution de l'ordonnance n°2304432 du 10 octobre 2023.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Oloumi et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et à la direction régionale des finances publiques Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Fait à Nice, le 22 mai 2025.
Le juge des référés,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
N°2404683
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026