mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2405217 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LARBRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2024, Mme A B, épouse C, représentée par Me Larbre, doit être regardée comme demandant au juge des référés de liquider l'astreinte par lui prononcée à l'encontre de l'Etat (préfet des Alpes-Maritimes) dans son ordonnance n° 2401595 du 4 avril 2024.
Elle soutient que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas exécuté l'injonction à lui faite de lui délivrer, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire mais une convocation de Mme C pour le mardi 24 septembre prochain.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n° 2401595 du 4 avril 2024.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 25 septembre 2024, le rapport de M. Taormina, vice-président, Mme C et le préfet des Alpes-Maritimes n'étant ni présents, ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ". Aux termes de l'article R. 921-7 du code de justice administrative : " A compter de la date d'effet de l'astreinte prononcée () par le tribunal administratif ou la cour administrative d'appel, le président de la juridiction ou le magistrat qu'il désigne, après avoir accompli le cas échéant de nouvelles diligences, fait part à la formation de jugement concernée de l'état d'avancement de l'exécution de la décision. La formation de jugement statue sur la liquidation de l'astreinte. () ".
2. Par ordonnance n° 2401595 du 4 avril 2024, le juge des référés du tribunal de céans a notamment et d'une part, suspendu, en tant qu'il y a rejeté sa demande de titre de séjour, l'exécution de la décision implicite de rejet née à partir du 29 décembre 2023, du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur la demande de titre de séjour en qualité de résidente et d'abrogation la décision lui délivrant un titre de séjour " étudiant ", formulée par Mme C, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ; d'autre part, enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme C, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de ladite ordonnance notifiée le 5 avril 2024, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai.
3. Le préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense, a produit une convocation de Mme C pour le mardi 24 septembre 2024. Advenu le jour de l'audience, la requérante n'ayant été ni présente, ni même représentée, il y a lieu, faute de nouveau élément, de considérer que la décision inexécutée est en voie de l'être, de sorte qu'il n'y a pas lieu en l'état de l'instruction de liquider l'astreinte prononcée par ordonnance du 4 avril 2024. Par suite, la requête formulée à cette fin doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A B, épouse C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, épouse C et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice le 2 octobre 2024
Le juge des référés
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation le greffier
N°2405217
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026