LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2507143

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2507143

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2507143
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Avocat requérantSELARL ABEILLE & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A... d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes pour inexécution d'une ordonnance de suspension. Le tribunal constate que le préfet a finalement rejeté la demande d'habilitation au système d'immatriculation des véhicules (SIV) le 23 octobre 2025, exécutant ainsi l'ordonnance du 15 octobre 2025. En conséquence, il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. La demande de paiement de la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice est rejetée comme irrecevable, faute pour le requérant d'avoir préalablement saisi le comptable public. La décision se fonde sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 911-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une ordonnance n°2505739 du 15 octobre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nice statuant sur le fondement des dispositions de l’article L.521-1 du code de justice administrative par M. B... A..., a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur sa demande d’habilitation au système d’immatriculation des véhicules (SIV) n°170875 reçue par les services de la préfecture le 9 décembre 2024, enjoint à cette autorité de réexaminer cette demande dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 € par jour de retard passé ce délai et mis à la charge de l’Etat une somme de 1.000 € au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


Par une requête enregistrée le 1er décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Pontier, demande au tribunal :
1°) de liquider l’astreinte prononcée par ladite ordonnance à la somme 6.200 € ;
2°) de liquider la somme de 1.000 € à laquelle l’Etat a été condamné au titre des frais non compris dans les dépens, augmenté des intérêts au taux légal.


Il soutient que le préfet des Alpes-Maritimes n’a pas procédé au réexamen de sa situation, ni payer la somme de 1.000 € au titre des frais irrépétibles.



Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions à fin de liquidation d’astreinte :

1. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts », aux termes de l’article L. 911-7 de ce code : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. / Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée », et, aux termes de son article L. 911-8 : « La juridiction peut décider qu’une part de l’astreinte ne sera pas versée au requérant. / Cette part est affectée au budget de l’État ».

2. Il résulte de l’instruction que, par une décision du 23 octobre 2025, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande d’habilitation au système d’immatriculation des véhicules (SIV) n°170875 formulée par M. A.... Dès lors, l’ordonnance du 15 octobre 2025 ayant été exécutée, il n'y a, par suite, pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat.


Sur les conclusions concernant l’exécution de l’ordonnance n°2505739 du 15 octobre 2025 sur la condamnation de l’Etat au profit de M. A... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative :

3. Il appartient à M. A..., s’il s’y croit fondé, de saisir la juridiction qui a prononcé cette condamnation, à fin d’exécution, en application des dispositions de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, après avoir vainement saisi le comptable public compétent d’une demande d’exécution. Dès lors, à défaut d’avoir entrepris ces démarches, les conclusions à fin d’exécution de l’ordonnance n°2505739 du 15 octobre 2025 sur la condamnation de l’Etat au profit de M. A... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative sont irrecevables et doivent être rejetées.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à la demande de M. A... par ordonnance n°2505739 du 15 octobre 2025 à l’encontre du préfet des Alpes-Maritimes.


Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A....
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.



Fait à Nice le 4 décembre 2025.


Le juge des référés,

signé

G. Taormina


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,





Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions