vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2302082 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête en tierce opposition, enregistrée le 22 novembre 2023, le préfet de la Guyane demande au tribunal de déclarer non avenu son jugement n°2200241 en date du
28 septembre 2023 en tant qu'il met à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'Etat a la qualité de tiers à l'instance ;
- la décision préjudicie à l'un de ses droits ;
- l'Etat n'étant pas la partie perdante, la somme de 1 200 euros ne pouvait être mise à sa charge sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la commune de Cayenne et à Mme A B et qui n'ont pas formulé d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Deleplancque ;
- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public ;
- et les observations de Mme C, représentant le préfet de la Guyane.
La commune de Cayenne et Mme A B n'étant ni présent ni représentés.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante brésilienne, est la mère d'un garçon, Wallace, né le 29 janvier 2016 à Cayenne et reconnu le 15 février suivant par un ressortissant français, M. D. L'intéressée fait valoir qu'elle s'est rendue à l'annexe de la mairie de Cayenne à Cabassou le 17 mai 2021 afin de déposer le dossier de demande de passeport français pour son fils et qu'un agent de la mairie a refusé d'enregistrer sa demande. Par un jugement n° 2200241 du
28 septembre 2023, le tribunal administratif de la Guyane a annulé la décision orale du
17 mai 2021 et mis à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par la présente requête, le préfet de la Guyane demande au tribunal de déclarer non avenu son jugement n°2200241 en date du 28 septembre 2023 en tant qu'il met à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur le bien-fondé de la tierce-opposition :
2. Aux termes de l'article 9 du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports : " Le passeport est délivré ou renouvelé par le préfet ou le sous-préfet. () ".
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent, que le maire d'une commune, en enregistrant les demandes de délivrance ou de renouvellement d'un passeport, agit pour le compte de l'Etat. Ainsi, la somme sollicitée par Mme A B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doit être mise à la charge de l'Etat.
4. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la
tierce-opposition, les conclusions du préfet de la Guyane tendant à ce que le jugement n°2200241, en date du 28 septembre 2023, soit déclaré non avenu en tant qu'il met à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête en tierce opposition du préfet de la Guyane est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A B, au maire de la commune de Cayenne et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Deleplancque, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.
La rapporteure,
Signé
C. DELEPLANCQUELe président,
Signé
O. GUISERIX Le greffier,
Signé
C. NICANOR
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026