LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2400314

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2400314

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2400314
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantMARCAULT DEROUARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 septembre 2023 et un mémoire enregistré le 12 septembre 2024 et non communiqué, M. A B, représenté par Me Marcault-Derouard demande au tribunal sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :

1°) de faire procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée par le jugement n°2100733 du tribunal administratif de la Guyane du 22 juin 2023, à compter du 22 août 2023 jusqu'à la date de la décision à intervenir ;

2°) de faire procéder, à l'exécution du jugement n°2100733 du 22 juin 2023 par lequel le tribunal administratif de la Guyane a enjoint au directeur du centre hospitalier de Cayenne, dans un délai de deux mois à compter de la notification dudit jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard, de verser à M. B un demi-traitement à compter du 31 mars 2021 jusqu'à la décision prise par le centre hospitalier à la suite de l'avis du comité médical et que son compte épargne temps soit régularisé pour tenir compte de cette période et, condamné le centre hospitalier de Cayenne à verser à M. B, la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

3°) de prononcer à son encontre une astreinte d'un montant de 300 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir jusqu'à l'exécution du jugement n° 2100733 du 22 juin 2023 dans toutes ses dispositions ;

4°) de condamner le préfet de la Guyane à lui verser la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que, plus de trois mois après sa notification, le centre hospitalier de Cayenne n'a toujours pas déféré à l'injonction prononcée par le tribunal administratif de la Guyane dans son jugement n°2100733 du 22 juin 2023 de verser au requérant son demi-traitement à compter du 31 mars 2021 et de régulariser son compte épargne temps, en violation de l'autorité de force jugée.

Par ordonnance du 11 mars 2024, le président du tribunal administratif de la Guyane a ordonné l'ouverture d'une phase juridictionnelle enregistrée sous le n° 2100733, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 août 2024, le centre hospitalier Andrée Rosemon de Cayenne, représenté par Me Magnaval, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la circonstance que M. B ait été admis de manière anticipée à faire valoir ses droits à la retraite fait obstacle à ce que lui soit versé un demi-traitement ;

- le conseil médical a émis le 16 août 2024, un avis défavorable à la demande de congé longue maladie présentée par M. B ;

- le centre hospitalier Andrée Rosemon s'est acquitté du montant des frais irrépétibles.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le jugement n°2100733 du 22 juin 2023.

Vu :

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Guiserix a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions relatives à la liquidation de l'astreinte :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution (), la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Aux termes de l'article L. 911-7 du même code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ". Aux termes de l'article L. 911-8 de ce code : " La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. / Cette part est affectée au budget de l'Etat ".

2. Par un jugement n°2100733 du 22 juin 2023, le tribunal administratif de la Guyane a enjoint au directeur du centre hospitalier de Cayenne, dans un délai de deux mois à compter de la notification dudit jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard, de verser à M. B un demi-traitement à compter du 31 mars 2021 jusqu'à la décision prise par le centre hospitalier à la suite de l'avis du comité médical et que son compte épargne temps soit régularisé pour tenir compte de cette période et, condamné le centre hospitalier de Cayenne à verser à M. B, la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le centre hospitalier de Cayenne doit être regardé comme ayant eu notification jugement n°2100733 le 22 juin 2023.

3. Aux termes de l'article 47 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, () soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme. / Pendant toute la durée de la procédure requérant soit l'avis du comité médical, soit l'avis de la commission de réforme, soit l'avis de ces deux instances, le paiement du demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. ".

4. Il résulte de ces dispositions que la circonstance que la décision prononçant la reprise d'activité, le reclassement, la mise en disponibilité ou l'admission à la retraite rétroagisse à la date de fin des congés de maladie n'a pas pour effet de retirer le caractère créateur de droits du maintien du demi-traitement prévu par cet article.

5. D'une part, pour justifier de l'absence de versement d'un demi-traitement à M. B et de régularisation de son compte épargne temps, le centre hospitalier de Cayenne fait valoir que M. B a été admis de manière anticipée à faire valoir ses droits à la retraite. Toutefois, la circonstance que l'admission à la retraite rétroagisse à la date de fin des congés de maladie n'a pas pour effet de retirer le caractère créateur de droits du maintien du demi-traitement prévu par cet article.

6. D'autre part, il résulte de l'instruction que le centre hospitalier de Cayenne a procédé au versement de la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à M. B.

7. Par suite, le centre hospitalier de Cayenne ne peut être regardé comme ayant pris des mesures propres à assurer l'exécution total du jugement n° 2100733 du 22 juin 2023. Dans ces conditions, M. B est bien fondé dans sa demande tendant à la liquidation de l'astreinte fixée par le jugement n°2100733 le 22 juin 2023.

8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu, en l'absence d'exécution complète du jugement, de procéder à la liquidation provisoire de l'astreinte pour la période allant du 22 août 2023 au jour du présent jugement inclus, soit le 10 octobre 2024, en la fixant à la somme de 1 000 euros. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prévoir que 5 % de cette somme, soit 50 euros, seront versés à M. B et le solde, soit 95 % représentant 950 euros, affecté au budget de l'Etat.

Sur les conclusions relatives à l'exécution du jugement n°2100733 du 22 juin 2023 :

9. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, M. B est bien fondé dans sa demande tendant à la l'exécution du jugement n°2100733 du 22 juin 2023.

10. Le présent jugement implique nécessairement, sous réserve de toute modification de fait ou de droit, d'enjoindre au centre hospitalier de Cayenne de verser à M. B un demi-traitement à compter du 31 mars 2021 jusqu'à la décision prise par le centre hospitalier à la suite de l'avis du comité médical et que son compte épargne temps soit régularisé pour tenir compte de cette période, dans un délai d'un mois à compter de la présente décision. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte définitive de 100 euros par jour de retard, passé ce délai.

Sur les frais liés au litige :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Cayenne une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Cayenne est condamné à verser une astreinte provisoire de 1 000 euros dont 50 euros seront versés à M. B, le solde de 950 euros étant affecté au budget de l'Etat, conformément à l'article L. 911-8 du code de justice administrative.

Article 2 : Il est enjoint au centre hospitalier de Cayenne, de verser à M. B un demi-traitement à compter du 31 mars 2021 jusqu'à la décision prise par le centre hospitalier à la suite de l'avis du comité médical et que son compte épargne temps soit régularisé pour tenir compte de cette période, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte définitive de 100 euros par jour de retard passé ce délai.

Article 3 : Le centre hospitalier de Cayenne versera à M. B une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier de Cayenne.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Marcisieux, conseillère,

Mme Topsi, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

Le président rapporteur,

Signé

O. GUISERIX

L'assesseur la plus ancienne,

Signé

M.-R. MARCISIEUX Le greffier,

Signé

S. PROSPER

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions