mardi 4 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2403093 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°s 2201123, 2201135, 2302749, 2302768, 2303151 du 23 février 2024, le tribunal administratif de Caen a annulé les arrêtés des 1er mars 2022, 27 octobre 2023 et 28 décembre 2023 par lesquels le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest a placé M. B A en disponibilité d'office pour les périodes du 23 mars 2020 au 3 septembre 2023, a enjoint au préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest de procéder au réexamen de la situation administrative de M. A et le cas échéant de reconstituer sa carrière, pour la période du 23 mars 2020 au 3 septembre 2023, après avis du conseil médical sur son aptitude à reprendre ses fonctions, et a mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre et des observations complémentaires, enregistrées les 1er août 2024, 13 septembre 2024, 23 septembre 2024, 9 octobre 2024 et 15 novembres 2024, M. B A, représenté par Me Cavelier, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre au préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest de procéder à sa réintégration à compter du 23 mars 2020 et de reconstituer sa carrière, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des observations, enregistrées les 13 septembre 2024, 22 octobre 2024 et 15 janvier 2025, le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest fait valoir qu'il a entièrement exécuté le jugement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Par un arrêté du 7 août 2024, pris après avis du conseil médical du 2 juillet 2024, le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest a réintégré M. A et l'a admis à reprendre ses fonctions à temps plein à compter du 23 mars 2020. Par un arrêté 4 septembre 2024, le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest a reconstitué sa carrière. Par suite, le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest a entièrement exécuté le jugement du 23 février 2024. Si M. A critique les conditions dans lesquelles a été déterminée son affectation suite à sa réintégration, cette contestation soulève un litige distinct qui ne saurait avoir d'incidence sur l'examen de sa demande d'exécution.
3. Il résulte de ce qui précède que la demande d'exécution de M. A est devenue sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution de M. A.
Article 2 : Les conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise au préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest.
Fait à Caen, le 4 mars 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bloyet
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026