Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2303084

jeudi 1 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2303084
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mai 2023, M. A B demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la direction de Pôle emploi Occitanie de lui communiquer les documents établissant les créances et pontions réalisées sur ses indemnités de chômage de 2016 à 2021 ;

2°) d'enjoindre au département de la Haute-Garonne de lui transmettre les documents qu'il a réclamés par courrier ;

3°) d'enjoindre à l'EHPAD de l'Olivier de lui communiquer l'ensemble des pièces administratives et médicales du dossier de Mme B, qui a été hébergée dans l'établissement à partir de 2013 et qui est décédée le 18 mai 2016, et à propos de laquelle il existe un différend successoral ;

3°) d'enjoindre au CCAS de Toulouse de lui communiquer les pièces du dossier de cette personne, pour laquelle une demande d'aide financière avait été déposée ;

4°) d'enjoindre au CCAS de Toulouse de répondre à la demande qu'il lui a présenté en vue que cet établissement abandonne une créance résultant du micro-crédit qu'il a contracté ;

5°) d'enjoindre à la CARSAT Midi-Pyrénées de lui communiquer le dossier de retraite de sa mère et la copie d'un courrier lui notifiant un véto au règlement de la succession de sa mère, ainsi que le paiement qu'elle aurait effectué à un notaire, dont elle ne lui a jamais indiqué le nom ;

6°) d'enjoindre à la CPAM de Midi-Pyrénées de lui communiquer la copie d'un courrier datant de 2018, acceptant l'abandon d'une créance de 1 500 euros, document qui lui a été dérobé en 2022, alors qu'il vivait dans son véhicule ;

7°) d'enjoindre au Rectorat de l'académie de Toulouse de lui communiquer la copie d'un courrier qui lui avait été envoyé en février 2018 et le convoquait pour un entretien le

4 mars 2018 en présence du médecin du personnel et du directeur des ressources humaines, la copie du courrier de la proviseure du lycée Bellevue d'Albi l'informant en janvier 2020 que sa fille souhaitait qu'il ne soit pas informé de ses résultats scolaires, la copie des rapports d'inspection et avis des chefs d'établissements dans lesquels il a exercé entre 2001 et 2003, puis 2001 à 2018, la copie " des indus et indemnités journalières au titre des années 2016 à 2018 puis entre 2018 et 2021 ", la copie des courriers et rapports le concernant rédigés par les parents d'élèves ou chefs d'établissements où il a exercé ou relatifs à des incidents avec lui " au titre de ses relations avec ses institutions en tant que parents " ;

8°) d'enjoindre au Rectorat de lui notifier sa décision sur les demandes, formulées depuis 2018, de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.

Il soutient qu'il a besoin de ces documents pour faire valoir ses droits.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Wolf, présidente honoraire, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Il résulte des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative que le juge des référés, saisi d'une demande sur le fondement de cette dernière disposition, peut prescrire toutes mesures à des fins conservatoires, notamment sous la forme d'injonctions à l'égard de l'administration, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Pour prononcer une telle mesure, ces quatre conditions doivent être cumulativement réunies.

3. M. B demande au juge des référés d'enjoindre à plusieurs organismes de lui communiquer des documents qui lui permettraient de faire valoir ses droits. Toutefois, il n'apporte aucune précision de nature à établir que la communication immédiate desdits documents est nécessaire à la sauvegarde de ses droits. Ainsi, il n'établit ni l'utilité, ni l'urgence d'une telle mesure.

4. Par suite, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions présentées sur le fondement de l'article L 521-3 du même code.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Toulouse, le 1er juin 2023.

La juge des référés,

A. Wolf

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation la greffière,