LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2500549

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2500549

mardi 13 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2500549
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantZEMIHI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi par Mme B d'une demande d'exécution de son jugement du 26 mars 2024, a constaté que le préfet des Pyrénées-Orientales n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er juin 2025. Le préfet devra justifier des mesures prises pour exécuter le jugement initial.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 2302602 en date du 26 mars 2024, devenu définitif, le tribunal administratif de Toulouse, saisi par Mme C B, a annulé l'arrêté du 4 mai 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligée à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Il a enjoint au préfet des Pyrénées-Orientales de procéder au réexamen de la situation de Mme B dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement, de la munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour et d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de procéder sans délai dès la notification du présent jugement à la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Par lettres enregistrées les 3 juillet, 3 septembre et 2 octobre 2024, Mme B, représentée par Me Zemihi, a saisi le tribunal d'une demande à obtenir l'exécution du jugement n° 2302602 rendu le 26 mars 2024 en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative et, dans le dernier état de ses écritures, le prononcé d'une astreinte de 500 euros par jour de retard et de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de quinze jours à compter du présent jugement.

Par courriers des 4 juillet et 3 septembre 2024, les demandes ont été communiquées au préfet des Pyrénées-Orientales qui a adressé différentes pièces enregistrées le 9 avril 2025.

Par une ordonnance du 27 janvier 2025, la phase juridictionnelle a été ouverte sous le n° 2500549.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Billet-Ydier.

Considérant ce qui suit :

1. Par un jugement n° 2302602 du 26 mars 2024, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 4 mai 2023 du préfet des Pyrénées-Orientales portant obligation de quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de Mme B, a enjoint le préfet de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois en la munissant, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour et de procéder sans délai à la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par une ordonnance du 27 janvier 2025, le président du tribunal administratif de Toulouse par intérim a fait droit à la demande de Mme B tendant à l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue d'assurer l'exécution de ce jugement.

2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. "

3. Le préfet des Pyrénées-Orientales qui s'est borné à communiquer au tribunal les documents établis lors de l'interpellation de Mme B, n'a fait valoir aucun argument de nature à justifier le retard dans l'exécution de cette injonction et n'indique pas avoir communiqué au préfet du Val d'Oise le soin de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans l'hypothèse où cette dernière aurait sollicité un titre de séjour. Par suite et dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'assortir l'injonction prononcée par ce jugement du 26 mars 2024 d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er juin 2025.

D E C I D E :

Article 1er : L'injonction prononcée à l'article 3 du jugement n° 2302602 du 26 mars 2024 est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er juin 2025.

Article 2 : Le préfet des Pyrénées-Orientales communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement du 26 mars 2024.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Zemihi et au préfet des Pyrénées-Orientales.

Copie en sera adressée au préfet du Val d'Oise.

Délibéré après l'audience du 29 avril 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Billet-Ydier, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2025.

L'assesseure la plus ancienne,

N. SARRAUTE

La présidente-rapporteure,

F. BILLET-YDIERLa greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions