LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2302657

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2302657

lundi 13 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2302657
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantMARIÉ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 mai 2023, la commune de Bourg-sur-Gironde, représentée par Me Xavier Boissy, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise aux fins d'établir les causes des nuisances sonores provenant des équipements de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) suite aux travaux de réhabilitation concernant l'aménagement d'une maison de santé au sein d'un bâtiment existant situé au 2 place de l'Eglise sur la commune de Bourg-sur-Gironde (33170), de décrire la nature des travaux de reprise pour faire disparaître les désordres et en chiffrer le coût, d'évaluer le préjudice de la commune et fournir tous éléments techniques et de fait, et de faire toutes les constatations de nature à permettre à la juridiction, le cas échéant saisie, d'apprécier les responsabilités et les préjudices subis. Elle demande enfin que l'expert rédige un pré-rapport et que les dépens soient réservés.

Elle soutient que :

- la commune de Bourg-sur-Gironde a conclu le 25 juillet 2018 un marché public de maîtrise d'œuvre pour les travaux de réhabilitation concernant l'aménagement d'une maison de santé au sein d'un bâtiment existant situé au 2 place de l'Eglise à Bourg-sur-Gironde (33710) ; Le marché a été attribué au groupement de maîtrise d'œuvre composé de :

- la société Sites et Architectures

- la société Aquiten Ingénierie

- Elle a désigné la société Apave en qualité de contrôleur technique.

La mission de coordination en matière de Sécurité et de Protection de la Santé des travailleurs (SPS) a été confiée à Monsieur B C.

Les opérations de travaux de réhabilitation ont été déclinées en 12 lots dont le lot n°12 Chauffage - Ventilation - Climatisation - Plomberie, attribué à la société Puel Génie Climatique

Par procès-verbal en date du 20 février 2021, la société Sites et Architectures agissant en qualité de maître d'œuvre, a proposé la levée de toutes les réserves émises concernant les travaux du lot 12 - Chauffage - Ventilation - Climatisation - Plomberie. Ce procès-verbal de levée des réserves a été accepté et signé par la société Puel Génie Climatique le 29 avril 2021 mais la commune de Bourg-sur-Gironde n'a notifié aucune décision formelle de réception des travaux du lot n°12.

Suite à de nombreuses plaintes des riverains indiquant subir des nuisances sonores semblant provenir de de la maison de santé, la commune de Bourg-sur-Gironde a fait procéder, à ses frais, à une étude acoustique par un organisme agréé afin d'évaluer la réalité des nuisances. Il ressort de cette étude acoustique que les équipements CVC de la maison de santé généreraient des émergences ne répondant pas aux exigences de la réglementation en vigueur relative à la lutte contre les bruits de voisinage. Aucune solution n'a pu être trouvée auprès des constructeurs.

-Une expertise judiciaire s'avère donc nécessaire afin d'établir les causes de ces phénomènes sonores, leurs conséquences et les responsabilités encourues.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2023, M. B C, demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves de fait et de droit sur la mesure d'expertise sollicitée.

Il soutient que la mission de conseil en sécurité et protection de la santé doit être bien distinguée de la maîtrise d'œuvre et du contrôle technique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2023, la société Apave SA et la société Apave Infrastructures et Construction France, venant aux droits de la société Apave Sudeurope, représentées par Me Sandrine Marié concluent à la mise hors de cause de la société Apave SA et à l'intervention volontaire de la société Apave Infrastructures et Construction France. Elles demandent à titre principal de mettre hors de cause la société Apave Infrastructures et Construction France et de mettre à la charge de la commune de Bourg-sur-Gironde la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761 du code de justice administrative. A titre subsidiaire la société Apave Infrastructures et Construction France demande au juge des référés de lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée sous toutes réserves de responsabilité et de garantie et demande la mise en cause de la société Allianz Iard, en sa qualité d'assureur de la société Puel et de la société MAAF Assurances, en sa qualité d'assureur de la société Sites et Architectures.

Elles soutiennent que :

-l'acte d'engagement a été conclu entre l'Apave Sudeurope et la commune de Bourg-sur-Gironde.

-les désordres allégués n'entrent pas dans l'objet des missions confiées par la commune de Bourg-sur-Gironde.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2023, la société Allianz, représentée par Me Marin Rivière, déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise sollicitée sous les plus expresses réserves et en l'absence de reconnaissance de garantie. Elle demande en outre que la commune de Bourg-sur-Gironde soit condamnée aux dépens.

La requête a été communiquée à la société Maaf assurances, à la société Puel Génie Climatique et à la société Sites et Architectures qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d'expertise sollicitée :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. La commune de Bourg-sur-Gironde a conclu le 25 juillet 2018 un marché public de maîtrise d'œuvre pour les travaux de réhabilitation concernant l'aménagement d'une maison de santé au sein d'un bâtiment existant situé au 2 place de l'Eglise à Bourg-sur-Gironde (33710) ; Suite à de nombreuses plaintes des riverains indiquant subir des nuisances sonores semblant provenir de de la maison de santé, la commune de Bourg-sur-Gironde a fait procéder, à ses frais, à une étude acoustique par un organisme agréé afin d'évaluer la réalité des nuisances. Il ressort de cette étude acoustique que les équipements CVC de la maison de santé généreraient des émergences ne répondant pas aux exigences de la réglementation en vigueur relative à la lutte contre les bruits de voisinage. Aucune solution n'a pu être trouvée auprès des constructeurs.

3. La commune de Bourg-sur-Gironde sollicite une expertise aux fins d'établir les causes des nuisances sonores provenant des équipements de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) suite aux travaux de réhabilitation concernant l'aménagement d'une maison de santé au sein d'un bâtiment existant situé au 2 place de l'Eglise sur la commune de Bourg-sur-Gironde (33170), de décrire la nature des travaux de reprise pour faire disparaître les désordres et en chiffrer le coût, d'évaluer le préjudice de la commune et fournir tous éléments techniques et de fait, et de faire toutes les constatations de nature à permettre à la juridiction, le cas échéant saisie, d'apprécier les responsabilités et les préjudices subis. La mesure d'expertise sollicitée, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, est utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur les parties à l'expertise :

En ce qui concerne l'intervention volontaire de la société Apave Infrastructures et Construction France et la mise hors de cause de la société Apave SA :

4. Il résulte de l'instruction, d'une part, que l'acte d'engagement a été conclu entre l'Apave Sudeurope et la commune de Bourg-sur-Gironde et non la société Apave SA et que d'autre part la société Apave Infrastructures et Construction France vient aux droits de la société Apave Sudeurope. Il y a lieu, dès lors, d'admettre l'intervention volontaire de la société Apave Infrastructures et Construction France et de mettre hors de cause la société Apave SA.

En ce qui concerne la mise hors de cause de la société Apave Infrastructures et Construction France :

5. La société Apave Infrastructures et Construction France soutient qu'elle n'a pas été chargée du contrôle technique des équipements chauffage, ventilation et climatisation (CVC) de la maison de santé. En l'état de l'instruction et en l'absence de certitude sur l'absence d'incidence des autres missions de contrôle technique sur les nuisances sonores, il n'y a pas lieu de la mettre hors de cause, à charge pour l'expert de le demander s'il apparaît au cours des opérations d'expertise que les interventions qu'elle a réalisées sont totalement étrangères aux dommages constatés.

Sur l'établissement d'un pré-rapport :

6. S'agissant de l'exercice par l'expert de la mission qui lui est assignée par la présente ordonnance, aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général du droit ne lui font obligation d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations qui lui sont confiées et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que les conclusions de la commune de Bourg-sur-Gironde tendant à ce que l'expert communique un pré-rapport aux parties afin qu'elles puissent y répondre sous forme de dires ne peuvent être accueillies.

Sur les frais d'expertise :

7. Il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par la société Allianz relatives aux dépens, doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

8. En l'absence de partie perdante, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Apave Infrastructures et Construction France sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : M. D A, est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :

1°) de se rendre sur les lieux ; d'entendre les parties et tous sachants ; de prendre connaissance de tous documents utiles, notamment les pièces contractuelles, à la bonne fin de l'expertise ;

2°) de rechercher et préciser les liens contractuels unissant les parties, décrire les missions confiées par le maître de l'ouvrage au groupement de maîtrise d'œuvre ainsi qu'à chacun des constructeurs attraits à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de service et tous autres documents utiles ;

3°) de dresser un état descriptif technique et qualitatif précis des travaux réalisés et dire si les préjudices allégués existent ; dans l'affirmative les décrire et en indiquer la cause ; de dire si les préjudices proviennent d'une erreur de conception, d'une malfaçon dans la mise en œuvre, d'une négligence dans la direction des travaux, ou de tout autre cause ; de dire si les travaux ont été conduits conformément aux documents contractuels et aux règles de l'art ;

4°) de déterminer notamment la cause des nuisances sonores provenant des équipements de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) et de décrire la nature des travaux de reprise pour faire disparaître les désordres et en chiffrer le coût ;

5°) de concilier les parties, si faire se peut, à l'issue des opérations d'expertise ;

6°) de se prononcer sur tous les chefs de préjudice invoqués et leur évaluation, d'ordonner toute mesure conservatoire éventuellement indispensable et fournir tous éléments techniques et de fait, et de faire toutes les constatations de nature à permettre à la juridiction, le cas échéant saisie, d'apprécier les responsabilités et les préjudices subis.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre la commune de Bourg-sur-Gironde, la société Apave Infrastructures et Construction France, M. B C, les sociétés Puel Génie Climatique et Allianz Iard, Sites et Architectures et MAAF Assurances.

Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert qui communiquera aux parties un pré-rapport, s'il l'estime utile, avec un délai leur permettant de faire valoir leurs dires avant d'analyser leurs observations dans un rapport définitif, déposera le rapport définitif au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Bourg-sur-Gironde, à la société Apave Infrastructures et Construction France, à la société Apave SA, à M. B C, aux sociétés Puel Génie Climatique et Allianz Iard, Sites et Architectures et MAAF Assurances et à M. D A, expert.

Fait à Bordeaux, le 13 novembre 2023.

La présidente du tribunal,

Juge des référés,

Cécile MARILLER

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions