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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2403531

lundi 2 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2403531
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Rejet d’une requête pour excès de pouvoir par le Tribunal administratif de Bordeaux, concernant un litige relatif à une prime agricole. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, et n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 mai 2024, M. A B soumet au tribunal un litige relatif à une prime en matière d'agriculture.

Vu la demande de régularisation adressée par le greffe du tribunal à M. B le 4 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours () ". Enfin, aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ".

2. En méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B n'était pas accompagnée de la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 4 juin 2024 et dont il a été accusé réception le 20 juin suivant, M. B n'a pas régularisé la requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Dès lors, la requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222- 1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête susvisée de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Bordeaux, le 2 septembre 2024.

Le président de la 4ème chambre,

D. KATZ

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne et à commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

2403531