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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2403391

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2403391

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2403391
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes, saisi par M. B de difficultés d’exécution d’un jugement du 29 juillet 2016, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur sa demande. Ce jugement initial avait annulé un refus implicite du ministre de l’intérieur d’attribuer l’avantage spécifique d’ancienneté prévu par la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 et le décret n° 95-313 du 21 mars 1995, et enjoint un réexamen de la situation de l’intéressé. Le ministre a justifié de l’exécution complète de l’injonction par un arrêté du 28 mai 2024 reconstituant la carrière de M. B pour la période du 1er septembre 2011 au 31 août 2023, ainsi que du versement d’une partie substantielle des sommes dues. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore la procédure d’exécution, malgré le délai regrettable de près de huit ans.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 1500759 du 29 juillet 2016, le tribunal administratif de Rennes, après avoir annulé la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté la demande présentée par M. A B tendant à l'attribution de l'avantage spécifique d'ancienneté régi par l'article 11 de la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 et le décret n° 95-313 du 21 mars 1995, a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la situation de M. B pour l'attribution de l'avantage spécifique d'ancienneté au titre de la période postérieure au 1er septembre 2011, et, s'il y a lieu, de reconstituer sa carrière, dans un délai de quatre mois.

Par des lettres, enregistrées les 29 novembre 2023 et 23 avril 2024, M. B a saisi le président du tribunal de difficultés concernant l'exécution de l'injonction prononcée par le jugement n° 1500759 du 29 juillet 2016.

Par une ordonnance du 19 juin 2024, le président du tribunal a décidé, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, l'ouverture d'une procédure juridictionnelle d'exécution de ce jugement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer indique au tribunal que l'injonction a été entièrement exécutée dès lors que par un arrêté préfectoral du 28 mai 2024, notifié le 30 mai, la carrière de M. B au titre de l'avantage spécifique d'ancienneté a été reconstituée pour la période courant du 1er septembre 2011 au 31 août 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (). "

2. Le ministre de l'intérieur justifie, à l'appui de son mémoire en défense, de la notification à M. B, le 30 mai 2024, soit postérieurement à la demande de l'intéressé tendant à l'obtention de l'exécution de l'injonction prononcée par le jugement n° 1500759 du 29 juillet 2016, de l'arrêté préfectoral du 28 mai 2024, lui attribuant le bénéfice de l'avantage spécifique d'ancienneté régi par l'article 11 de la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 et le décret n° 95-313 du 21 mars 1995 au titre de la période courant du 1er septembre 2011 au 31 août 2023. Le ministre de l'intérieur, qui justifie d'ailleurs également du versement à l'intéressé d'au moins une partie substantielle de la somme globale dont le règlement découle de l'exécution de cet arrêté du 28 mai 2024, établit ainsi l'exécution, près de huit années après l'intervention du jugement n° 1500759 du 29 juillet 2016, de l'injonction prononcée par ce jugement.

4. Il résulte de ce qui précède que, pour regrettable que soit le délai à l'issue duquel il a été procédé à l'exécution de cette injonction, il n'y a plus lieu de prescrire, par la voie juridictionnelle, les mesures destinées à assurer cette exécution. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer, au sens des dispositions précitées du 3° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sur la demande d'exécution présentée par M. B.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Fait à Rennes le 30 octobre 2024.

Le président de la 4ème chambre

signé

D. Labouysse

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

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Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

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