lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206872 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2206872 du 10 janvier 2023 le juge des référés a, sur la
demande de la société SNCF Réseau, prescrit une expertise confiée à M. A B en vue de procéder aux constatations utiles relatives à l'état des immeubles et propriétés avoisinants susceptibles d'être affectés par le projet de création d'une interconnexion ferroviaire à Saint-Jean-de-Maurienne (73300) dans le cadre du projet de ligne ferroviaire " Lyon-Turin ".
Par un mémoire enregistré le 31 janvier 2023, la société SNCF Réseau représentée par la société ADDEN Avocats demande au juge des référés que l'expertise soit étendue au contradictoire de la société Eiffage Génie Civil, de la société Eiffage GC Infra Linéaires et la société Eiffage Rail. Elle demande également à ce que la mission de l'expert soit complétée par l'évaluation des coûts des travaux de remise en état en cas de dommages résultant des travaux affectant l'état des immeubles ou des ouvrages identifiés qui surviendraient pendant le déroulement du chantier.
La requête et les pièces qui lui sont annexées ont été communiquées aux sociétés Eiffage Génie Civil, Eiffage GC Infra Linéaires et Eiffage Rail, qui n'ont pas présenté d'observations en défense.
Vu :
- l'ordonnance n° 2206872 du 10 janvier 2023 ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révèlerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. Par une ordonnance n° 2206872 du 10 janvier 2023, le juge des référés a, sur la
demande de la société RESEAU SNCF SA prescrit une expertise confiée à M. A B en vue de procéder aux constatations utiles relatives à l'état des immeubles et propriétés avoisinants susceptibles d'être affectés par le projet de création d'une interconnexion ferroviaire à Saint-Jean-de-Maurienne (73300) dans le cadre du projet de ligne ferroviaire " Lyon-Turin.
3. Dans le cadre de la réalisation du projet Saint-Jean de Maurienne, la société Réseau SNCF a attribué au groupement d'entreprises Eiffage le marché " MT 103 " dont l'objet est la réalisation du génie civil des phases 2 à 5 du projet. La demande de la société RESEAU SNCF SA tend à ce que la mission d'expertise soit étendue au contradictoire de la société Eiffage Génie Civil, de la société Eiffage GC Infra Linéaires et la société Eiffage Rail. Elle demande également que la mission de l'expert soit complétée par l'évaluation des coûts des travaux de remise en état en cas de dommages résultant des travaux affectant l'état des immeubles ou des ouvrages identifiés qui surviendraient pendant le déroulement du chantier. Cette extension est utile à la bonne réalisation de l'expertise. Dans ces circonstances, il y a lieu, dès lors, d'étendre l'expertise aux parties susvisées et de faire droit à la demande d'extension de la mission de l'expert.
O R D O N N E :
Article 1er : Les opérations de l'expertise prescrites par l'ordonnance n°2206872 du 10 janvier 2023 sont étendues au contradictoire de la société Eiffage Génie Civil, de la société Eiffage GC Infra Linéaires et la société Eiffage Rail
Article 2 :Les missions de l'expertise prescrites par l'ordonnance n°2206872 sont étendues à l'évaluation des coûts des travaux de remise en état en cas de dommages résultant des travaux affectant l'état des immeubles ou des ouvrages identifiés qui surviendraient pendant le déroulement du chantier.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société RESEAU SNCF SA, aux sociétés Eiffage Génie Civil, Eiffage GC Infra Linéaires, Eiffage Rail et à l'expert.
Copie en sera adressée aux autres parties.
Fait à Grenoble, le 6 mars 2023
Le juge des référés,
J-P Wyss
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2206872
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026