Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2207180

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2207180
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2022, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal de lui accorder un échelonnement pour le règlement d'une dette de prime d'activité d'un montant de 1 729,54 euros qui lui est réclamée pour la période du 1er février au 30 novembre 2020.

Elle soutient qu'elle a été mal renseignée par son notaire sur les conditions de déclaration de son Pacs, qu'elle rencontre des difficultés financières, qu'elle souhaite rembourser sa dette mais ne peut assumer des remboursements supérieurs à 70 euros compte tenu de ses ressources et de ses charges.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. Mme B ne conteste pas être redevable d'un indu de prime d'activité d'un montant de 1 729,54 euros qui lui est réclamée pour la période du 1er février au 30 novembre 2020 par une mise en demeure du 17 février 2022. Il n'appartient pas aux tribunaux administratifs, juges de droit commun, de faire œuvre d'administrateur et d'accorder, en lieu et place de l'organisme payeur, un aménagement du remboursement de la dette issu d'un indu d'une prestation d'aide sociale. La demande de la requérante, présentée directement devant le tribunal, ne peut donc qu'être rejetée. Cependant, il reste loisible à Mme B, si elle s'y croit fondée, de s'adresser directement à l'organisme payeur, afin de solliciter la mise en place d'un échéancier adapté à ses capacités contributives. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie.

Fait à Grenoble, le 2 février 2023.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.