lundi 26 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207959 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET LEGAL PERFORMANCES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 décembre 2022, le syndicat intercommunal à vocation unique " Espace Jaillet " et la société d'économique mixte " Les portes du Mont-Blanc " représentés par Me Antoine demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative à M. B, jusqu'au 30 avril 2023, de ne pas faire obstacle d'une quelconque manière, directement ou par l'intermédiaire de toute personne qui interviendrait pour son compte, à l'utilisation par les personnes visées par la convention du 2 novembre 2016 des emprises visées par cette convention, au besoin par le concours de la force publique ;
2°) d'enjoindre à M. B, jusqu'au 30 avril 2023, de ne pas faire obstacle d'une quelconque manière, directement ou par l'intermédiaire de toute personne qui interviendrait pour son compte, à l'utilisation par les personnes visées par la convention du 2 novembre 2016 des emprises visées par cette convention, sous astreinte d'une somme de cent-mille euros (100.000 €) par infraction journalière constatée, à compter de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de prononcer la liquidation d'office de l'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'État ou M. C B une somme de 3000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent qu'à défaut de pouvoir bénéficier du passage sur les parcelles de l'intéressé, qui ne respecte pas les termes de la convention conclue le 2 novembre 2016, le fonctionnement du service public sera très fortement perturbé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision " ; que le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.
2. Le SIVU " Espace Jaillet ", chargé d'organiser le service public des remontées mécaniques et des domaines skiables situés sur son territoire dispose à cette fin d'une autorisation d'accéder aux parcelles dont celles situées sur commune de Combloux, en vertu notamment d'une convention en date du 2 novembre 2016 portant " autorisation d'emprise de pistes, d'installations et de passage sur des terrains privés pour l'exploitation du domaine skiable ". M. B, propriétaire de plusieurs parcelles situées sur le territoire de la commune de Combloux situées à la porte d'entrée du domaine skiable a donné une autorisation de passage sur les parcelles dont il est propriétaire.
3. Le SIVU demande d'enjoindre à M. B, jusqu'au 30 avril 2023, de ne pas faire obstacle d'une quelconque manière, directement ou par l'intermédiaire de toute personne qui interviendrait pour son compte, à l'utilisation par les personnes visées par la convention du 2 novembre 2016 des emprises visées par cette convention, sous astreinte d'une somme de cent-mille euros (100.000 €) par infraction journalière constatée, à compter de l'ordonnance à intervenir.
4. Toutefois, la circonstance que M. B n'aurait pas permis le 30 novembre 2022 le passage sur ses parcelles en garant l'un de ses véhicules, ne saurait établir une opposition durable de M. B qui a autorisé ledit accès, ni caractériser, par suite, une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative justifiant l'intervention du juge des référés. Par suite, la requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du syndicat intercommunal à vocation unique " Espace Jaillet " et de la société d'économique mixte " Les portes du Mont-Blanc " est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat intercommunal à vocation unique " Espace Jaillet " et à la société d'économique mixte " Les portes du Mont-Blanc ".
Fait à Grenoble, le 26 décembre 2022.
Le juge des référés,
D. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026