Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405507

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405507
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la commission de médiation du Rhône de le déclarer prioritaire pour un logement au titre du droit au logement opposable. Le requérant n'a pas contesté utilement les motifs de la décision, notamment l'absence de preuve de sa résidence régulière et permanente en France. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a jugé les moyens inopérants et a rejeté la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juin 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 30 avril 2024 par laquelle la commission de médiation du " droit au logement opposable " du Rhône a refusé de le déclarer prioritaire et dans une situation d'urgence pour un relogement.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation,

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ".

2. Par la décision du 30 avril 2024 que M. B conteste, la commission de médiation du " droit au logement opposable " du Rhône a refusé de le déclarer prioritaire et dans une situation d'urgence pour un relogement aux motifs que, bien que dépourvu de " logement propre/hébergé chez un tiers " et en attente d'un logement social depuis un délai supérieur à celui fixé, il n'apporte pas la preuve que son ménage réside sur le territoire français de façon régulière et permanente d'une part, et d'autre part, qu'il n'a pas donné suite à une proposition de " bail glissant de l'armée du salut en août 2023 ". En se bornant à soutenir qu'il était aux Comores " suite à une mauvaise situation de santé de [sa] mère " en produisant des réservations d'avion pour un aller dans cet Etat le 2 août 2023 et un retour à Addis Ababa le 12 septembre 2023, M. B ne conteste pas utilement les motifs qui lui ont été opposés par la décision en litige, en particulier celui tiré de l'absence de démonstration de sa résidence permanente et régulière sur le territoire français.

3. Par suite, sa requête ne comporte que des moyens inopérants et doit, dans ces conditions, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon le 12 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

R. Reymond-Kellal

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,