Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406567
lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2406567 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er juillet et 29 août 2024, M. A B doit être regardé comme formant opposition à la contrainte émise à son encontre le 30 mai 2024 par la caisse d'allocations familiales de la Loire, pour un montant de 549,17 euros correspondant à des indus de prime d'activité et d'aide personnelle au logement pour la période allant de janvier à mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative spécialement applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ". Aux termes de l'article R. 772-7 de ce même code : " Les dispositions de l'article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête () a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l'ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article ".
3. Par la requête susvisée, M. B forme opposition à la contrainte émise à son encontre en se bornant à préciser que la caisse d'allocations familiales de la Loire lui réclame le paiement d'une nouvelle dette après qu'il ait obtenu une remise de sa précédente dette. Par un courrier du 22 août 2024, M. B a été invité par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à l'aide du formulaire prévu par l'article R. 772-6 du code de justice administrative, en précisant les moyens qu'il entend soulever à l'encontre de la contrainte en litige. En réponse à ce courrier, le requérant indique que le " tribunal [l'a] amnistié ", qu'il n'a " jamais fraudé " et qu'il pense que la caisse " n'a jamais accepté son amnistie sur sa première dette ".
4. La contrainte émise le 30 mai 2024 poursuit le recouvrement de la somme de 549,17 restant due au titre d'un indu de prime d'activité pour la période de janvier à février 2023 et un indu d'aide personnelle au logement pour celle de février à mars 2023, qui ont donné lieu à des " versements " d'un montant de 631,87 euros. Le jugement rendu le 13 février 2024 sous le n° 2301754 par la magistrate désignée du tribunal concerne un litige de remise de dette pour un indu de prime d'activité constitué sur la période antérieure de juin 2021 à décembre 2022. Il ne ressort pas des pièces produites par M. B qu'il aurait sollicité une nouvelle demande de remise pour les dettes ultérieures. Les circonstances qu'il serait de bonne foi et dans une situation de précarité, au demeurant étayées par aucune pièce justificative produite au dossier, sont sans incidence sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance dont le recouvrement est poursuivi par la contrainte en litige. Dans ces conditions, la requête, qui ne comporte que l'énoncé de moyens inopérants et de fait insusceptibles de venir au soutien d'un moyen opérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la caisse d'allocations familiales de la Loire.
Fait à Lyon le 23 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
R. Reymond-Kellal
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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