Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2109838

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2109838
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantACTE - AVOCATS ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015, 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à des rectifications issues de la vérification de comptabilité de ses sociétés (A Dutertre A et Vente Négoce Distribution), fondées sur un rejet de comptabilité et un système de fausse facturation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure, à la prescription du droit de reprise, à l'existence des distributions et à l'application des majorations pour manœuvres frauduleuses. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I) Sous le n° 2007908, par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er octobre 2020 et le 20 mai 2021, M. B A, représenté par la SELARL Acte Avocats Associés, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2016 et 2017 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens de l'instance.

Il soutient que :

- la procédure suivie est irrégulière;

- l'administration a méconnu les dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales ;

- c'est à tort que le service a rejeté la comptabilité de la société A Dutertre A ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a considéré que la société A Dutertre A avait mis en place un système de fausse facturation ;

- la majoration pour manœuvres frauduleuses n'est pas justifiée s'agissant de la société A Dutertre A ;

- s'agissant de la société Vente Négoce Distribution, le droit de reprise de l'administration concernant l'exercice clos le 30 septembre 2015 était prescrit ;

- c'est à tort que le service a rejeté la comptabilité de la société Vente Négoce Distribution ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a considéré que la société Vente Négoce Distribution avait mis en place un système de fausse facturation ;

- les majorations pour manquement délibéré et pour manœuvres frauduleuses ne sont pas justifiées s'agissant de la société Vente Négoce Distribution ;

- l'administration n'a démontré ni l'existence et le montant des distributions litigieuses, ni leur appréhension par M. A ;

- la décision d'appliquer la majoration prévue à l'article 1729 du code général des impôts n'a pas été prise par un agent ayant au moins le grade d'inspecteur divisionnaire ;

- la majoration pour manœuvres frauduleuses n'est pas justifiée s'agissant de M. A.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 février 2021 et le 18 juin 2021, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 2 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 mai 2024.

II) Sous le n° 2109838, par une requête enregistrée le 28 octobre 2021, M. B A, représenté par la SELARL Acte Avocats Associés, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2015 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens de l'instance.

Il soutient que :

- la procédure suivie est irrégulière;

- l'administration a méconnu les dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales ;

- c'est à tort que le service a rejeté la comptabilité de la société A Dutertre A ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a considéré que la société A Dutertre A avait mis en place un système de fausse facturation ;

- la majoration pour manœuvres frauduleuses n'est pas justifiée s'agissant de la société A Dutertre A ;

- s'agissant de la société Vente Négoce Distribution, le droit de reprise de l'administration concernant l'exercice clos le 30 septembre 2015 était prescrit ;

- c'est à tort que le service a rejeté la comptabilité de la société Vente Négoce Distribution ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a considéré que la société Vente Négoce Distribution avait mis en place un système de fausse facturation ;

- les majorations pour manquement délibéré et pour manœuvres frauduleuses ne sont pas justifiées s'agissant de la société Vente Négoce Distribution ;

- l'administration n'a démontré ni l'existence et le montant des distributions litigieuses, ni leur appréhension par M. A ;

- la majoration pour manœuvres frauduleuses n'est pas justifiée s'agissant de M. A.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 2 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 mai 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jean,

- et les conclusions de M. Delmas, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Les SARL A Dutertre A (" MDM ") et Vente Négoce Distribution (" VND "), dont M. A est le représentant légal, ont fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue desquelles elles se sont vu notifier des propositions de rectification en date du 4 décembre 2018. Par une proposition de rectification adressée à M. A et également datée du 4 décembre 2018, l'administration a tiré les conséquences, en matière d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2015, des constats effectués dans le cadre de ces vérifications de comptabilité. M. A a par ailleurs fait l'objet d'un examen de situation fiscale personnelle portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017 à l'issue duquel, par une proposition de rectification en date du 29 mars 2019, il s'est vu notifier des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2016 et 2017, selon la procédure de rectification contradictoire de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales.

2. Par la requête enregistrée sous le n° 2007908, M. A demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2016 et 2017. Par la requête enregistrée sous le n° 2109838, M. A demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2015. Les requêtes enregistrées sous les nos 2007908 et 2109838 concernent la situation d'un même contribuable, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

S'agissant de la requête n° 2007908 :

3. En premier lieu, M. A soutient que la procédure suivie est irrégulière. Toutefois, en se bornant à rappeler les règles applicables à la procédure d'examen de la situation fiscale personnelle, il n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ".

5. Le requérant soutient n'avoir pas obtenu les documents qu'il a sollicités en application des dispositions précitées, à savoir les éléments et renseignements recueillis dans le cadre des vérifications de comptabilité des sociétés MDM et VND. Il résulte toutefois de l'instruction que les deux propositions de rectification du 4 décembre 2018, notifiées pour l'une à la société MDM et pour l'autre à la société VND, ainsi que leurs annexes et notamment la copie de l'ensemble des chèques obtenus de la Banque Populaire rives de Paris et de la Société Générale dans le cadre du droit de communication, ont été annexées à la proposition de rectification du 29 mars 2019 adressée au requérant. Par ailleurs, la copie de ces chèques a, de nouveau, été transmise au requérant en pièce jointe à la réponse aux observations du contribuable en date du 21 mai 2019. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales doit être écarté.

S'agissant de la requête n° 2109838 :

6. En premier lieu, M. A ne saurait utilement soutenir que le service a méconnu les règles applicables à la procédure d'examen de la situation fiscales personnelle, alors qu'il a fait l'objet d'un contrôle sur pièces au titre de l'année 2015.

7. En second lieu, le requérant soutient n'avoir pas obtenu les documents qu'il a sollicités en application des dispositions précitées de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales, à savoir les documents obtenus auprès de tiers dans le cadre du droit de communication. Il résulte toutefois de l'instruction que la copie de l'ensemble des chèques obtenus de la Banque Populaire rives de Paris et de la Société Générale dans le cadre du droit de communication a été annexée à la réponse aux observations du contribuable en date du 4 mars 2019. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales doit être écarté.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :

S'agissant de la prescription du droit de reprise :

8. Aux termes de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales : " Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due () ". Aux termes de l'article L. 176 du même livre : " Pour les taxes sur le chiffre d'affaires, le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible conformément aux dispositions du 2 de l'article 269 du code général des impôts. () ". Aux termes de l'article L. 189 du même livre : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification () ".

9. D'une part, s'agissant de la requête n° 2007908, si le requérant invoque la prescription du délai de reprise concernant l'exercice clos par la société VND le 30 septembre 2015, il n'est pas contesté que la proposition de rectification du 4 décembre 2018 a été notifiée à ladite société le 14 décembre 2018, soit dans les délais prévus par les dispositions précitées.

10. D'autre part, s'agissant de la requête n° 2109838, le requérant ne saurait utilement invoquer, s'agissant de la société VND, la prescription du délai de reprise concernant l'exercice clos le 30 septembre 2015 dès lors que les impositions litigieuses sont relatives aux années 2016 et 2017.

S'agissant du rejet des comptabilités des sociétés MDM et VDN et du système de fausse facturation :

11. En premier lieu, si le requérant conteste le rejet des comptabilités des sociétés MDM et VND, il résulte de l'instruction que le service a établi, s'agissant de la première, l'existence de fausses charges et, s'agissant de la seconde, qu'elle n'enregistrait pas l'intégralité des produits facturés et qu'elle procédait à l'enregistrement de charges fictives. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a écarté les comptabilités de ces deux sociétés comme dépourvues de caractère probant.

12. En second lieu, si le requérant conteste l'existence d'une fausse facturation, il n'assortit pas ce moyen des précisions nécessaires permettant d'en apprécier le bien-fondé, alors qu'il a reconnu par des aveux écrits et signés le 18 février 2019 : " Les chèques des sociétés VND et MDM sont encaissés sur mon compte personnel alors qu'ils sont censés payer des fournisseurs. Les factures étaient fausses ". S'agissant en particulier des chèques émis par la société VND et supposés payer des prestations de service facturées par la société Agrocom, il résulte de l'instruction et en particulier des copies de chèques obtenues de la Banque Populaire rives de Paris et de la Société Générale dans le cadre du droit de communication, qu'ils n'ont pas été encaissés par la société Agrocom.

S'agissant de l'appréhension des distributions :

13. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital () ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : () c. Les rémunérations et avantages occultes () ". En cas de refus des propositions de rectification par le contribuable qu'elle entend imposer comme bénéficiaire de sommes regardées comme distribuées, il incombe à l'administration d'apporter la preuve que celui-ci en a effectivement disposé. Toutefois, le contribuable qui, disposant seul des pouvoirs les plus étendus au sein de la société, est en mesure d'user sans contrôle de ses biens comme de biens qui lui sont propres et doit ainsi être regardé comme le seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'il contrôle.

14. Le requérant soutient que le service n'a démontré ni l'existence, ni le montant, ni l'appréhension des distributions litigieuses. Toutefois, d'une part, il résulte des mentions de la proposition de rectification du 4 décembre 2018 adressée à M. A que celui-ci était l'associé unique et le gérant de la société VND du 1er octobre 2014 au 31 septembre 2016 et le détenteur de la signature bancaire sur les comptes de la société. Par conséquent, c'est à bon droit que l'administration a considéré que M. A avait la qualité de seul maître de l'affaire de la société VND et devait en conséquence être présumé avoir appréhendé les revenus distribués par ladite société au titre de 2015. D'autre part, il résulte de l'instruction et en particulier des éléments obtenus de la Banque Populaire rives de Paris et de la Société Générale, dans le cadre du droit de communication, que M. A a encaissé, sur son compte bancaire personnel, des chèques tirés des comptes des sociétés MDM et VND et supposés payer des prestations facturées par des fournisseurs, pour un montant total de 24 000 euros en 2015, 66 000 euros en 2016 et de 48 000 euros en 2017. Ainsi qu'il a été dit au point 12, le requérant a confirmé ces informations par des aveux écrits et signés en date du 18 février 2019. Dans ces circonstances, l'administration doit être regardée comme établissant que les sommes en litige ont été appréhendées par M. A et constituent des revenus distribués à son profit. C'est dès lors à bon droit qu'elle a réintégré lesdites sommes au revenu imposable de M. A au titre des années 2015, 2016 et 2017 et les a imposées à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

En ce qui concerne les pénalités :

15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 80 E du livre des procédures fiscales : " La décision d'appliquer les majorations et amendes prévues aux articles 1729, 1732 et 1735 ter du code général des impôts est prise par un agent de catégorie A détenant au moins un grade fixé par décret qui vise à cet effet le document comportant la motivation des pénalités ". Aux termes de l'article R. 80 E-1 du même livre : " La décision d'appliquer les majorations et amendes mentionnées à l'article L. 80 E est prise par un agent ayant au moins le grade d'inspecteur divisionnaire ".

16. Si le requérant invoque la méconnaissance de ces dispositions, il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 29 mars 2019 et la réponse aux observations du contribuable en date du 21 mai 2019 mentionnant l'application d'une pénalité de 80 % sur le fondement du c de l'article 1729 du code général des impôts sont signées de l'inspectrice principale des finances publiques. Le moyen doit donc être écarté comme manquant en fait.

17. En second lieu, aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / () c. 80 % en cas de manœuvres frauduleuses () ".

18. Pour justifier de l'application de la majoration de 80 % prévue, en cas de manœuvres frauduleuses, par les dispositions précitées de l'article 1729 du code général des impôts, l'administration a relevé que les éléments recueillis lors du droit de communication exercé auprès des établissements bancaires démontraient la mise en place, de manière délibérée, d'un système de fausses factures entre les sociétés MDM, VND et Agrocom, permettant de réduire frauduleusement le résultat des sociétés MDM et VND dont M. A est le représentant légal et de sortir en franchise d'impôt des liquidités au profit de ce dernier. Par l'ensemble de ces éléments, l'administration établit l'intention délibérée du contribuable de se soustraire à l'impôt et l'existence d'agissements destinés à égarer ou à restreindre le pouvoir de contrôle de l'administration et, par suite, le bien-fondé de la majoration prévue par les dispositions précitées du c de l'article 1729 du code général des impôts, sans que le requérant puisse utilement se prévaloir de ce que les pénalités infligées sur le même fondement aux sociétés MDM et VND n'auraient pas été justifiées.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge des impositions en litige.

Sur les frais liés au litige :

20. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse à M. A la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

21. D'autre part, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ". Si M. A demande la condamnation de l'Etat aux dépens, il ne justifie avoir engagé, dans la présente instance, aucun des frais mentionnés par l'article R. 761-1. Ces conclusions ne peuvent donc, en tout état de cause, qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2007908 et n° 2109838 de M. A sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Le Broussois, président,

M. Meyrignac, premier conseiller,

Mme Jean, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé : A. JeanLe président,

Signé : N. Le Broussois

La greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2007908, 2109838