Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2208407

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2208407
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation15ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision "48 SI" ayant été notifiée le 2 juin 2012, soit plus de dix ans avant l'enregistrement de la requête le 29 août 2022, dépassant le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé le 25 mai 2022 n'a pu interrompre ce délai, déjà expiré. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées, ainsi que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 août 2022 sous le n° 2208407, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :

1°) d'annuler :

- la décision référencée " 48 SI " du ministre de l'Intérieur constatant son solde de points nul et portant invalidation de son permis de conduire ;

- les décisions ministérielles de retrait de points figurant dans cette décision " 48 SI " ;

- la décision par laquelle le ministre de l'Intérieur a rejeté son recours gracieux adressé au ministre le 25 mai 2022 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui restituer son permis de conduire affecté d'un capital de points positif ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- il n'a jamais reçu notification des retraits de points litigieux ;

- il conteste avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions ayant donné lieu aux retraits de points contestés ;

- il conteste la réalité des infractions mentionnées dans la décision " 48 SI " querellée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, le ministre de l'Intérieur conclut :

- à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête ;

- à titre subsidiaire, au rejet des conclusions de la requête.

Le ministre de l'Intérieur fait valoir que :

- la décision " 48 SI " a été notifiée au requérant le 2 juin 2012 ; par suite, sa requête enregistrée le 29 août 2022 est tardive ;

- les différents moyens soulevés sont infondés.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 10 janvier 2023, M. B conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, que la régularité de la notification de la décision " 48 SI " n'est pas établie par le ministre.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Mme Deleplancque, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 8 octobre 2024, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Freydefont, magistrat désigné, qui a lu son rapport.

Ni le requérant, ni le ministre de l'Intérieur ne sont présents ou représentés.

DatesInfractionsCNT/TPPointsR2IRestitutionRemarques16-08-2017V ( 20 km/hCNT-CSA0AMIrrecevable08-01-2016V ( 20 km/hCNT-CSA0AMIrrecevable10-08-2015V ( 20 km/hCNT-CSA0AMIrrecevable19-04-2011V ( 40 km/hTP Palaiseau-3AM01-09-2008V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 10-12-2009Irrecevable15-09-2007CEATGI Paris-672Suspension PC

Condamnation le 02-09-201018-03-2007V ( 20 km/hCNT-CSA-1AFOUI le 01-06-2008Irrecevable17-08-2006V ( 20 km/hCNT-CSA-1AF27-06-2006V ( 40 km/hTP Chartres-376Condamnation

le 24-05-200707-07-2005V ( 20 km/hCNT-CSA-1AFTOTAL-16+1. Il résulte de l'instruction que M. A B, né le 24 décembre 1985, s'est vu successivement retirer 1, 3, 1, 1, 6, 1 et 3 points (soit 16 points en tout) à la suite d'infractions routières constatées respectivement les 7 juillet 2005, 27 juin 2006, 17 août 2006, 18 mars 2007, 15 septembre 2007, 1er septembre 2008 et 19 avril 2011. Il ressort du relevé d'information intégral (R2I) afférent au permis de conduire de M. B que celui-ci est également l'auteur de 3 autres infractions constatées les 10 août 2015, 8 janvier 2016 et 16 aout 2017. Constatant que son solde de points était nul, le ministre de l'Intérieur a, par une décision modèle " 48 SI ", constaté que son permis était devenu invalide et qu'il avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son titre de conduite. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision " 48 SI ", des décisions de retrait de points y figurant et de la décision par laquelle le ministre de l'Intérieur a rejeté son recours gracieux du 25 mai 202.

Sur la fin de non-recevoir soulevée par le ministre en défense :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " ; aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. " Aux termes de l'article L. 410-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Pour l'application du présent titre, on entend par : () / 2° Recours gracieux : le recours administratif adressé à l'administration qui a pris la décision contestée () " ; aux termes de l'article L. 411-2 du même code : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. / Lorsque dans le délai initial du recours contentieux ouvert à l'encontre de la décision, sont exercés contre cette décision un recours gracieux et un recours hiérarchique, le délai du recours contentieux, prorogé par l'exercice de ces recours administratifs, ne recommence à courir à l'égard de la décision initiale que lorsqu'ils ont été l'un et l'autre rejetés. " ; enfin aux termes de l'article L. 231-4 de ce code, une décision implicite de rejet naît du silence gardé pendant plus de deux mois par l'administration.

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision ministérielle référencée " 48 SI " a été notifiée à M. B par envoi d'un courrier recommandé n° 2C 040 486 2163 0 adressé à son domicile du 22 rue des Hantes à Pontault-Combault et que ce courrier a été distribué le 2 juin 2022. De plus, la décision " 48 SI " contenait mention des voies et délais de recours. Il s'ensuit que M. B avait, en application des dispositions combinées des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, deux mois à compter de la notification de la décision litigieuse, soit jusqu'au 2 août 2022 pour présenter soit une requête contentieuse au tribunal compétent, soit un recours gracieux à l'auteur de la décision. Ce qu'il a fait en l'espèce en adressant un recours gracieux au ministre dès le 25 mai 2022. Par suite, c'est à tort que le ministre de l'Intérieur soulève en défense une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête de M. B. Il s'ensuit que celle-ci doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les 2 infractions des 18 mars 2007 et 1er septembre 2018 :

4. Il résulte du R2I relatif à la situation du requérant au 7 novembre 2022, et produit par le ministre de l'Intérieur en défense, que les points retirés suite aux 2 infractions constatées les 18 mars 2007 et 1er septembre 2018 ont été restitués respectivement les 1er juin 2008 et 10 décembre 2009, soit antérieurement à la date d'enregistrement de la requête. Ces décisions doivent donc être regardées comme ayant été retirées par le ministre de l'Intérieur antérieurement à l'introduction de la requête ; par suite, les conclusions à fin d'annulation de ces décisions doivent être rejetées comme irrecevables.

En ce qui concerne les 3 infractions des 10 août 2015, 8 janvier 2016 et 16 août 2017 :

5. Il résulte également du R2I relatif à la situation du requérant au 7 novembre 2022 que les 3 infractions des 10 août 2015, 8 janvier 2016 et 16 août 2017 n'ont donné lieu à aucun retrait de points. Par suite, les conclusions à fin d'annulation des décisions de retraits de points consécutives à ces 3 infractions doivent être rejetées comme irrecevables en l'absence de telles décisions.

En ce qui concerne les autres infractions restant en litige :

6. En premier lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Il suit de là que l'absence de notification, préalablement aux décisions de retrait de points opérées sur le permis de conduire de M. B est sans influence sur la légalité de ces retraits, ces modalités de notification ayant pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, le moyen sus-analysé est inopérant et doit être écarté.

7. En second lieu, aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive " ; qu'aux termes de l'article L. 223-3 du même code : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de la composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. Il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 2 25-1 à L. 225-9 () " ;

8. Il résulte des dispositions précitées que, d'une part, en vertu des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité d'une infraction est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. Il résulte de ces mêmes dispositions que l'établissement de la réalité de l'infraction entraîne la réduction de plein droit du nombre de points dont est affecté le permis de conduire de l'intéressé. D'autre part, en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code, l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a délivré ledit document.

S'agissant des 2 infractions des 7 juillet 2005 et 17 août 2006 :

9. D'une part, il ressort du R2I afférent à la situation de M. B et produit par le ministre en défense que les 2 infractions des 7 juillet 2005 et 17 août 2006 ont été acquittées par le requérant au stade de l'amende forfaitaire, ainsi qu'il ressort de la mention " AF " figurant sur son R2I. Ainsi, celui-ci a nécessairement reçu les courriers du ministre de l'Intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements, courriers qui comportent l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que le requérant n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information s'agissant des 2 infractions des 7 juillet 2005 et 17 août 2006.

10. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point précédent, il résulte du R2I afférent au permis de conduire de M. B, produit par le ministre, que le requérant s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux 2 infractions des 7 juillet 2005 et 17 août 2006. Celui-ci ne soutient ni n'établit avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la réception de l'avis de contravention. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité desdites infractions est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route.

S'agissant des 2 infractions des 27 juin 2006 et 15 septembre 2007 :

11. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les 2 infractions des 27 juin 2006 et 15 septembre 2007 ont donné lieu à une condamnation pénale par jugements respectifs des tribunaux de police de Chartres et de Palaiseau en date des 24 mai 2007 et 2 septembre 2010, dont le requérant ne justifie pas avoir fait appel. Dans ces conditions, la réalité de ces 2 infractions doit donc être regardée comme établie en application des dispositions précitées de l'article L. 223-1 du code de la route.

12. D'autre part, lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de cette formalité est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information en violation des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté comme inopérant s'agissant des 2 infractions des 27 juin 2006 et 15 septembre 2007.

S'agissant de l'infraction du 19 avril 2011 :

13. Il ressort du R2I afférent à la situation du requérant et produit par le ministre en défense que l'infraction du 19 avril 2011 ayant entrainé la perte de 3 points a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée (AFM), ainsi que l'atteste la mention " AM ". Par suite, un avis d'AFM comportant l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route a été adressé automatiquement au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, soit en l'espèce M. B. Toutefois, le ministre ne rapporte pas la preuve de la réception par l'intéressé de ce courrier. Il s'ensuit que l'administration ne peut être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information s'agissant de l'infraction du 19 avril 2011 ; par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, la décision de retrait de 3 points consécutive à l'infraction du 19 avril 2011 doit être annulée.

S'agissant de la décision " 48 SI " :

14. Il résulte de tout ce qui précède que le capital de points de M. B s'établit, après l'annulation du retrait de 3 points prononcée au point précédent à -1 (12 - 16 + 3 = -1 point), soit un solde nul. Par suite, la décision ministérielle " 48 SI " constatant le solde de points nul et invalidant le permis de conduire du requérant reste légale et n'encourt pas l'annulation.

Sur les conclusions accessoires :

15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. " L'annulation prononcée au point 13 implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'Intérieur de restituer à M. B les 3 points illégalement retirés suite à l'infraction du 19 avril 2011, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

16. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. B demande au titre des frais d'instance non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision de retrait de 3 points consécutive à l'infraction du 19 avril 2011 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'Intérieur de restituer à M. B les 3 points illégalement retirés suite à l'infraction du 19 avril 2011, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au ministre de l'Intérieur.

Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 21 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,