Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2210488
mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2210488 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 octobre 2022 et 15 novembre 2022, M. B A forme opposition à la contrainte émise le 20 septembre 2022 par la directrice régionale de Pôle emploi Ile-de-France pour avoir paiement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique au titre de la période du 18 novembre 2021 au 30 novembre 2021, pour un montant de 672,05 euros.
La requête a été communiquée à la directrice régionale de Pôle emploi Ile-de-France, qui n'a pas produit de mémoire en défense
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugements des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat () ".
2. M. A forme opposition à une contrainte émise à son encontre par les services de Pôle emploi pour la récupération d'un indu d'allocation de solidarité spécifique. De telles conclusions entrent dans le champ des dispositions de l'article R. 431-2 du code de justice administrative et doivent, par suite, être présentées soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, étant précisé que ces conclusions n'entrent dans aucun des cas prévus par l'article R. 431-3 du même code qui permettent de déroger à cette obligation. Le requérant a été invité par le greffe du tribunal, par une lettre du 26 juillet 2024 à régulariser sa requête sur ce point dans un délai de 1 mois. Le pli contenant cette lettre, qui a été adressé à la dernière adresse que M. A a communiquée au tribunal, est revenu au greffe du tribunal le 26 août 2024 avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Cette lettre doit ainsi être regardée comme ayant été notifiée à M. A au plus tard à cette dernière date. Ce dernier n'a pas désigné d'avocat et n'ayant pas justifié avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle dans le délai d'un mois à compter de cette date. Par suite, sa requête, qui est entachée d'une irrecevabilité manifeste, ne peut qu'être rejetée par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à France Travail.
Copie pour information en sera transmise à la directrice régionale de France Travail Ile-de-France.
Fait à Melun, le 1er octobre 2024.
Le président de la 1ère chambre
T. Gallaud
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière