LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2300611

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2300611

mardi 11 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2300611
TypeDécision
Formation10ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C contestant la décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne du 10 novembre 2021, qui lui réclamait le remboursement d'un indu de 5 134,08 euros pour des prestations familiales et une allocation de logement familiale versées à tort. Le litige portait sur la résidence de son fils B, que M. C affirmait avoir hébergé jusqu'en janvier 2021, tandis que la caisse estimait qu'il avait quitté le domicile paternel dès janvier 2020. Le tribunal a jugé que les éléments produits par M. C, notamment un courrier de la mairie et une attestation, ne prouvaient pas de manière probante la présence continue de son fils à son domicile, contrairement aux déclarations de ce dernier et de sa mère. En application des articles L. 823-1 et L. 823-2 du code de la construction et de l'habitation, la solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 janvier 2023 sous le n° 2300611, M. A

C demande au tribunal d'annuler la décision du 10 novembre 2021 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a rejeté son recours préalable obligatoire contre une demande de remboursement de la somme de 5 134,08 euros relative aux prestations familiales et à l'allocation de logement familiale versées à tort alors que son fils serge n'était plus à sa charge.

M. C soutient que :

- il a hébergé son fils B à son domicile jusqu'au 2 janvier 2021, date à laquelle il lui a demandé de quitter les lieux suite aux nuisances sonores causées en son absence lors de son déplacement au Cameroun ayant généré des plaintes du voisinage auprès de la mairie :

- son fils est alors parti vivre chez sa mère ; compte tenu des tensions qui existent au sein de la famille, cette dernière a fait une fausse déclaration auprès de la caisse d'allocations familiales concernant la date de départ de son fils, avançant celle-ci à janvier 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2023, la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.

M. Delmas, rapporteur public, a été, sur sa proposition, dispensé de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Freydefont a été entendu au cours de l'audience publique du

18 février 2025, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience.

Ni le requérant, ni la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne ne sont présents ou représentés.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 14 heures 35.

Considérant ce qui suit :

1. Par décision du 10 novembre 2021 faisant suite à l'avis de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne, la directrice de cette caisse a réclamé à M. A C, né le 22 septembre 1977, le remboursement d'un indu d'allocation de logement familiale de 5 134,08 euros versée à tort de janvier 2020 à janvier 2021. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer () / Pour l'application du 1°, les enfants à charge doivent respecter les conditions prévues à l'article

L. 512-2 du code de la sécurité sociale. " ; aux termes de l'article L. 823-2 du même code : " Pour effectuer le calcul découlant du 1° de l'article L. 823-1, l'enfant à charge est rattaché à la personne qui en assume la charge effective et permanente. "

3. Il résulte de l'instruction que la décision litigieuse a pour fondement le fait que l'un des trois enfants du requérant, en l'espèce son fils B né le 28 mars 2001, ne vivait plus chez son père au 5 rue des Chênes à Avon (77210) depuis le 1er janvier 2020 mais au 137 rue Haxo à Paris (75019) chez sa mère, Mme D épouse C, qui a déclaré en avoir la garde depuis cette date. Le requérant soutient qu'il a bien hébergé son fils B à son domicile jusqu'au 2 janvier 2021, date à laquelle il lui a demandé de quitter les lieux suite aux nuisances sonores causées en son absence lors de son déplacement au Cameroun ayant généré des plaintes du voisinage auprès de la mairie ; son fils est alors parti vivre chez sa mère, mais, compte tenu des tensions qui existent au sein de la famille, celle-ci a fait une fausse déclaration auprès de la caisse d'allocations familiales concernant la date de départ de son fils du domicile de son père, avançant celle-ci au 1er janvier 2020.

4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le fils du requérant, B, a déclaré à trois reprises résider au domicile parisien de sa mère depuis janvier 2020 et a, de plus, produit une attestation de paiement du 12 février 2020 de l'allocation PACEA (pour " parcours contractualisé d'accès vers l'emploi et l'autonomie ") de la mission locale de Paris au titre du mois de janvier 2020. Pour établir le bien-fondé de son moyen, le requérant produit un courrier de la mairie d'Avon du 21 décembre 2020 relatif à des nuisances sonores qui attesterait selon lui de la présence à son domicile avonnais de son fils B ; toutefois, de telles nuisances ont très bien pu être commises par les deux autres enfants de M. C, hébergés à son domicile, à savoir A né le 27 septembre 2000 et Loan né le 27 décembre 2010. Par suite, cette pièce n'établit pas de manière probante l'hébergement de B par son père à Avon, ainsi qu'a d'ailleurs pris la peine de le préciser la maire d'Avon dans une attestation du 24 juin 2021. Il en est de même de l'attestation sur l'honneur du dénommé Amadou Balde, attestation à laquelle n'est d'ailleurs joint aucun document d'identité de son rédacteur et qui n'a donc aucune valeur.

5. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté comme infondé. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 10 novembre 2021 de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne ne peuvent être que rejetées.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 18 février 2025.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 11 mars 2025.

Le magistrat désigné,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine et au ministre des solidarités et de l'autonomie en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518020

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme A... et de M. C..., agissant pour ses enfants, contre les décisions du ministre de l'intérieur du 19 août 2025 refusant la délivrance de visas de long séjour en qualité de membre de la famille d'un bénéficiaire du passeport talent. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur d'appréciation sur l'authenticité des actes d'état civil, la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux stipulations conventionnelles invoquées.

01/06/2026

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309606

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre la décision du 21 avril 2023 du ministère de la transition écologique refusant son recrutement comme chargé de recherche au CEREMA. Le tribunal a jugé que l'administration se trouvait en situation de compétence liée, car la décision d'incompatibilité déontologique prise par le CEREMA le 25 janvier 2023, fondée sur un risque de conflit d'intérêts au regard des articles L. 121-1, L. 121-4 et L. 121-5 du code général de la fonction publique, était devenue définitive faute de contestation par M. A.... Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant ont été écartés comme inopérants.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410865

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante marocaine, contre le refus de visa de long séjour pour études. La commission de recours avait rejeté sa demande en estimant qu'elle pourrait séjourner en France à d'autres fins et que les informations fournies étaient incomplètes. Le tribunal a jugé que la décision de refus était fondée sur des motifs sérieux et objectifs, conformément à la directive 2016/801/UE et aux instructions ministérielles. Il a donc rejeté la requête de Mme A..., considérant que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.

01/06/2026

← Retour aux décisions