Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2305730

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2305730
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, épouse B, d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a produit une capture d’écran du système AGDREF attestant de la délivrance d’un titre de séjour valable jusqu’en décembre 2024, remis à l’intéressée en février 2024. Constatant que cette délivrance rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, rejeté les conclusions accessoires (injonction, astreinte et frais d’instance), et appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juin 2023, Mme C A, épouse B, représentée par Me Koszczanski, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer le titre de séjour demandé ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, le tout dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête et les pièces ont été communiquées à la préfète du Val-de-Marne, qui a produit une capture d'écran issue de l'" application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Val-de-Marne a produit une capture d'écran issue de l'" application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF) indiquant qu'un titre de séjour valable du 5 décembre 2023 au

4 décembre 2024 a été remis à la requérante le 22 février 2024. La requérante, à laquelle cette pièce a été communiquée, n'en conteste pas le contenu.

3. D'une part, la remise de ce document a nécessairement eu pour effet de faire perdre au litige son objet. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation sont devenues sans objet, il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer, et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent, par voie de conséquence, qu'être rejetées.

4. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État le versement de la somme sollicitée par la requérante au titre des frais de l'instance non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme A, épouse B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, épouse B, et à la préfète du Val-de-Marne.

Le président de la 2ème chambre,

D. LALANDE

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2305730