Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2310435

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2310435
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de l’Éducation nationale de mettre un accompagnant (AESH) mutualisé à la disposition de son enfant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les pièces jointes n’avaient pas été transmises dans des fichiers distincts via l’application Télérecours, en violation de l’article R. 414-5 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser, notifiée le 5 octobre 2023 et lue le 7 octobre, Mme B n’a pas corrigé sa requête dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette donc la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 14 septembre 2023, la présidente de la 1ère section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Melun la requête de Mme A B, enregistrée le 20 juillet 2023.

Par cette requête, Mme A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle les services départementaux du ministère l'éducation nationale, dans le Val-de-Marne, ont implicitement refusé de mettre à la disposition de son enfant un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) mutualisé ;

2°) d'enjoindre à la direction des services départementaux de l'éducation nationale du Val-de-Marne d'attribuer à son enfant une aide humaine mutualisée aux élèves handicapés, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à la direction des services départementaux de l'éducation nationale du Val-de-Marne de désigner un AESH pour son enfant, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la lettre du 5 octobre 2023 adressée par le greffe du tribunal à Mme B l'invitant à régulariser sa requête en application de l'article R. 414-5 du code de justice administrative, dans le délai de quinze jours, sous peine d'irrecevabilité de la requête ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En vertu du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance, rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Selon l'article R. 414-5 du code de justice administrative, lorsque la requête est adressée à la juridiction au moyen de l'application informatique dédiée Télérecours, les pièces jointes doivent être transmises par un fichier distinct. Et aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles () ".

3. La requête présentée par Mme B a été adressée au tribunal au moyen de l'application informatique dédiée " Télérecours citoyens " prévue à l'article R. 414-2 du code de justice administrative. Sa requête comprend plusieurs pièces, sans qu'elles soient présentées dans des fichiers distincts. Mme B a été invitée à régulariser sa requête par un courrier mis à sa disposition sur l'application " Télérecours citoyens " le 5 octobre 2023, lu par la requérante le 7 octobre suivant, resté sans effet.

4. Dans ces conditions, la requête de Mme B, qui n'a pas été régularisée, est manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter en application des dispositions du code de justice administrative rappelées au point 1 de la présente ordonnance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B .

Fait à Melun, le 1er août 2024.

La présidente,

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,