Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2310872
mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2310872 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 octobre 2023, Mme B A, représentée par Me Ogoubi Akilotan, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer en vue de l'enregistrement de sa demande d'admission au séjour dans un délai de dix jours à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du onzième jour en cas de non-respect de l'injonction ainsi prononcée, afin que soit garantie l'effectivité de ces mesures et en application de l'article L. 911-3 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil par combinaison avec l'article 37 de la loi relative à l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que, de nationalité ivoirienne, elle est entrée en France en octobre 2013, qu'elle est divorcée de son conjoint italien dont elle a eu un enfant en août 2008, qu'elle a sollicité de la préfète du Val-de-Marne un rendez-vous en vue de son admission au séjour, que la condition d'urgence est satisfaite car elle est maintenue en situation irrégulière et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
La requête a été communiquée le 18 octobre 2023 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a présenté aucun mémoire en défense.
Par un mémoire complémentaire enregistré le 2 août 2024, Mme A, représentée par Me Ogoubi Akilotan, indique se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante ivoirienne née le 22 mars 1983 à Yapo-Kpa (Région de l'Agneby-Tiassa), est entrée dans l'espace Schengen munie d'un visa de regroupement familial délivré par les autorités consulaires italiennes à Abidjan et valable jusqu'au 21 mai 2008. Elle était l'épouse d'un ressortissant italien avec qui elle a eu un enfant né en août 2008 à Trévise (Vénétie) et dont elle dit avoir divorcé en avril 2019. Soutenant être présente en France depuis octobre 2013, elle a sollicité de la préfète du Val-de-Marne, à compter de juillet 2022, un rendez-vous en vue de déposer une demande de titre de séjour. Elle n'a reçu aucune réponse malgré de nombreuses relances du service. Par sa requête enregistrée le 16 octobre 2023, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer en vue de l'enregistrement de sa demande d'admission au séjour.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Par son mémoire enregistré le 2 août 2024, Mme A indique se désister des conclusions de sa requête, ayant été convoquée en préfecture le 30 juillet 2024. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à Mme A du désistement de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,