Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2401002

samedi 17 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2401002
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, l'administration a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 7 août 2024. Constatant que la demande avait ainsi perdu son objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2024, Madame A B doit être entendue comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de Nogent-sur-Marne) de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour.

Elle soutient que, de nationalité marocaine, elle a demandé le renouvellement de son titre de séjour comme salariée à la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne le 22 novembre 2023, qu'elle n'a eu aucune réponse alors que son titre de séjour arrive à expiration et que la condition d'urgence est satisfaite car elle risque de se faire licencier si elle ne peut démontrer la régularité de son séjour.

Par un bordereau enregistré le 30 janvier 2024, la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de Nogent-sur-Marne) conclut au non-lieu à statuer, un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour, valable six mois, ayant été délivré à l'intéressée.

Par un mémoire complémentaire enregistré le 6 février 2024, Madame A B indique n'avoir toujours pas reçu le récépissé annoncé par la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne.

Par un bordereau enregistré le 9 février 2024, la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de Nogent-sur-Marne) maintient ses conclusions aux fins de non-lieu.

Par un nouveau mémoire enregistré le 9 février 2024, Madame A B confirme avoir reçu le récépissé en cause, expédié par l'administration le 7 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Madame A B, ressortissante marocaine née le 25 juillet 1994 à Nador (Région de l'Oriental), titulaire en dernier lieu d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " délivrée par le préfet de Seine-Saint-Denis et valable jusqu'au 7 février 2024, en a demandé le renouvellement à la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de Nogent-sur-Marne), le 22 novembre 2023. Elle n'a reçu aucune réponse. A l'approche de l'échéance de son titre de séjour, par une requête enregistrée le 26 janvier 2024, elle doit être entendue comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un tel récépissé. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne lui a transmis un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 2 août 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a communiqué à Madame B un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour valable jusqu'au

7 août 2024. Sans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Madame B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,