Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2401442

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2401442
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSANGUE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’une requête en excès de pouvoir contre un refus de délivrance d’un récépissé de demande de certificat de résidence. Par une ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions principales aux fins d’annulation, d’injonction et d’astreinte. Il a également constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été déclarée caduque. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 février 2024, M. B A, représenté par Me Sangue, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision de refus de lui délivrer un récépissé à la suite du dépôt de la demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence, qu'il a présentée le 6 février 2024 ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, avec autorisation de travail, dans le délai de 8 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991 et de prescrire que, en cas de non-admission définitive à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera directement versée en application du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2024, la préfète du Val-de-Marne conclut à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte et rejette le surplus des conclusions de la requête

Par un mémoire, enregistré le 2 septembre 2024, M. A déclare maintenir ses conclusions présentées au titre des frais liés au litige ainsi que sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Par une décision n° 2024/000865 du 19 juin 2024 a été constatée la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, considérant qu'aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents de tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () " ;

2. M. A, qui, par son mémoire enregistré le 2 septembre 2024, déclare maintenir ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle, doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte. Ce désistement est pur et simple ; rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dès lors que, par une décision du 19 juin 2024, été constatée la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. A, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande tendant à ce qu'il soit admis à titre provisoire au titre de l'aide juridictionnelle.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte présentées par M. A.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. A tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 3 : L'Etat versera une somme de 800 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.

Fait à Melun, le 26 septembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

T. Gallaud

La République mande et ordonne à préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,