Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2401860

samedi 17 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2401860
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de M. B A, ressortissant capverdien, qui sollicitait une injonction afin d’obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, son compte sur la plateforme numérique étant bloqué. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressé, et ce dernier s’est désisté de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond ni appliquer d’autre texte que les dispositions précitées du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 février 2024, M. C B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la Préfète du Val-de-Marne, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, de lui délivrer une convocation dans les quinze jours afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) la somme de 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés pour sa défense (photocopies, recommandés, téléphones, courriers, etc..).

Il soutient que, de nationalité capverdienne, il a demandé le 15 septembre 2023 à la préfète du Val-de-Marne un rendez-vous en vue de déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour, qu'il a été renvoyé vers la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France mais que cela est impossible, son dossier sur cette plateforme étant bloqué, que les services de l'Agence nationale des titres sécurisés ont été informés, sans résultat, qu'il a perdu son emploi et ses droits sociaux, que la préfecture a été saisie également, sans apporter de réponse, que la condition d'urgence est satisfaite car il a demandé le renouvellement de son titre de séjour et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé ayant été convoqué le

26 février 2024 pour le dépôt de son dossier.

Par un mémoire en réplique enregistré le 6 mai 2024, M. C B A indique se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B A, ressortissant capverdien né le 24 avril 1990 sur l'île de Santiago, n'a pas été en mesure, depuis le 15 septembre 2023, de déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France, son compte sur cette plateforme étant bloqué. Les services d'assistance de l'Agence nationale des titres sécurisés comme ceux de la préfète du Val-de-Marne, alertés de cette difficulté n'ont apporté aucune réponse. Il a donc demandé au juge des référés, par sa requête enregistrée le 15 février 2024, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour le dépôt de sa demande de titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Par son mémoire en réplique enregistré le 6 mai 2024, M. B A a indiqué se désister des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. B A de son désistement des conclusions de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme, La greffière,