Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2402507
jeudi 29 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2402507 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une lettre du 6 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Da Costa Cruz, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande tendant à obtenir l'exécution de l'ordonnance n°2305952 du 18 septembre 2023, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance.
Elle indique que la préfète du Val-de-Marne n'a pas exécuté l'ordonnance du 18 septembre 2023 dans les délais impartis.
La demande initiale de M. B a été communiquée le 26 octobre 2023 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a présenté aucune observation.
Un rappel en vue de l'exécution de l'ordonnance du 18 septembre 2023 a été transmis à la préfète du Val-de-Marne le 30 novembre 2023.
Par une ordonnance du 1er mars 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 18 septembre 2023.
L'affaire a été inscrite à l'audience du 19 mars 2024.
Par une lettre du 8 mars 2024, M. A B, représenté par Me Da Costa Cruz, a
indiqué au tribunal qu'il avait été convoqué en préfecture le 21 novembre 2024 et que les frais irrépétibles lui avaient été versés, et qu'en conséquence la demande d'exécution était devenue sans objet.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience du 19 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- l'ordonnance du juge des référés du présent tribunal (requête n° 2305952) du
18 septembre 2023 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant syrien né le 22 juin 2003 à Homs, a été reconnu réfugié par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 12 juin 2017. A sa majorité, il a sollicité le 19 janvier 2013, un titre de séjour de la préfète du Val-de-Marne. Sa demande a été clôturée. Par une ordonnance du 18 septembre 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de fixer une date de rendez-vous à M. B dans un délai de quinze jours et de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Cette ordonnance n'a pas été exécutée dans les délais impartis. Par une lettre du 6 octobre 2023, M. B a demandé à la présidente du présent tribunal d'assurer l'exécution de cette ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'ayant produit aucune observation lors de la phase administrative, une procédure juridictionnelle a été ouverte le 1er mars 2024. Toutefois, le tribunal a été informé par le conseil de l'intéressé, le 8 mars 2024, qu'il avait été convoqué dès le 21 novembre 2023 et un récépissé valable jusqu'au 22 avril 2024 lui avait été remis. Ce récépissé n'a été renouvelé par la suite que le 11 juin 2024 pour trois mois supplémentaires.
2. Aux termes d'autre part de 1'article L. 911-4 du même code : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Eu égard à ce qui a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne doit être réputée, à la date du 21 novembre 2023, avoir pleinement exécuté les termes de l'ordonnance du 18 septembre 2023. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête en exécution de cette ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B en exécution de l'ordonnance du 18 septembre 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète du
Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2603588
03/08/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609258
01/07/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026