Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2402752

mardi 27 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2402752
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A D C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils. En cours d’instance, le préfet a délivré le document sollicité, conduisant M. D C à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et condamne l’État à verser 1 000 euros à M. D C au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mars 2024, M. A D C, représenté par Me Pigot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils B D C ;

2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient qu'un document de circulation pour étranger mineur valable du

11 mars 2024 au 26 mai 2026 a été délivré au fils du requérant.

Par un mémoire enregistré le 2 mai 2024, M. D C doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction mais maintient sa demande au titre des frais irrépétibles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les président de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Le désistement de M. D C, de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. D C de ses conclusions principales à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat (préfet de Seine-et-Marne) versera la somme de 1 000 euros à M. D C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D C et au préfet de Seine-et-Marne.

Le président de la 8ème chambre,

X. Pottier

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,