Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2403405

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2403405
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Avocat requérantBENITEZ

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution du jugement n° 2110729 du 7 juillet 2023, assortie d’une demande d’astreinte. Par une ordonnance du 24 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a constaté le désistement d’office de la requérante, faute pour son avocate d’avoir confirmé le maintien des conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement pur et simple de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une lettre enregistrée le 19 septembre 2023, Mme A B, représentée par Me Benitez, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 2110729 rendu le 7 juillet 2023 par cette juridiction.

Par une ordonnance du 21 mars 2024, la présidente du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire, enregistré le 1er juillet 2024, Mme B demande au tribunal de prononcer une astreinte pour assurer l'exécution du jugement du 7 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugements des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions () ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

2. En dépit de la demande qui lui a été adressée en application des dispositions rappelées ci-dessus de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, au moyen de l'application " Télérecours ", le 3 septembre 2024 et consultée par elle le 11 septembre 2024, Me Benitez, avocate de Mme B, n'a pas confirmé expressément le maintien des conclusions de la requête dans le délai d'un mois qui lui était imparti pour ce faire. Par suite, Mme B doit être réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la préfète du Val-de-Marne.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.

Fait à Melun, le 24 octobre 2024.

Le président de la 1ère chambre

T. Gallaud

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière