Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2404328
mercredi 4 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2404328 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 avril 2024, M. A B, représenté par
Me Gerber, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé dans l'attente de sa demande de renouvellement de titre de séjour ou à défaut de lui fixer un rendez-vous auprès de l'autorité préfectorale compétente afin que lui soit remis le cas échéant un récépissé, et ce dans un délai de quinze jours ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que, de nationalité sénégalaise, il a été titulaire d'une carte de séjour portant la mention " salarié " valable jusqu'au 26 avril 2022, qu'il en a demandé le renouvellement et a obtenu un récépissé valable jusqu'au 26 octobre 2023, qu'il a sollicité un nouveau récépissé le 25 avril 2023, sans obtenir de réponse, que la condition d'urgence est satisfaite car il a demandé le renouvellement de sa carte de séjour, et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé étant convoqué le
16 avril 2024 pour le dépôt de son dossier.
Par un mémoire enregistré le 22 avril 2024, M. B, représenté par Me Gerber, prend acte de cette convocation et maintient ses conclusions sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant sénégalais né le 1er août 1976 à Sindian (Région de Ziguinchor), entré en France le 10 avril 2010, a été titulaire en dernier lieu d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", délivrée par le préfet du Val-de-Marne et valable jusqu'au 26 avril 2022. Il en a demandé le renouvellement le 14 mars 2022 et s'est vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 26 octobre 2022. Il a formulé une demande de renouvellement de ce récépissé le 25 avril 2023 sans obtenir de réponse, puis à nouveau à compter de janvier 2024. Par une requête enregistrée le 8 avril 2024, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé pour le 16 avril 2024 en vue du dépôt de sa demande et de la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé pour le 16 avril 2024 en vue du dépôt de sa demande et de la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. M. B ne soutenant pas, plus de quatre mois plus tard, que cette convocation n'a pas été honorée et qu'un récépissé ne lui a pas été délivré à cette occasion, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Sur les frais du litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme à verser à M. B en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,