Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2404708

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2404708
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme C, agissant pour elle-même et sa fille mineure, de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus de l'OFII d'accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante, admise à l'aide juridictionnelle totale, a maintenu uniquement ses conclusions au titre des frais d'instance. Le tribunal a rejeté ces dernières, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'OFII à ce titre. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 avril 2024, Mme A C, agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité de représentante légale de sa fille mineure, D B, et représentée par Me Siran, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 22 mars 2024 par laquelle la directrice territoriale de Melun de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé les conditions matérielles d'accueil à sa fille mineure ;

3°) d'enjoindre à l'OFII d'accorder provisoirement le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à sa fille mineure dans un délai de trois jours à compter du prononcé du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de réexaminer la situation de sa fille mineure dans le même délai et sous la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 800 euros à verser à Me Siran, au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, dans le cas où elle serait définitivement admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, ou à elle-même, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans le cas contraire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2024, le directeur général de l'OFII conclut à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête.

Par un mémoire, enregistré le 12 septembre 2024, Mme C déclare maintenir ses seules conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par un mémoire, enregistré le 12 septembre 2024, Mme C déclare se désister des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de sa requête, ainsi que de ses conclusions aux fins d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas a lieu de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le versement de la somme demandée par Mme C au titre des frais de l'instance non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C de ses conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte, ainsi que de ses conclusions aux fins d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Le président de la 2ème chambre,

D. LALANDE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,